Malgré un effectif réduit, il y avait du beau spectacle Zaïko Langa Langa, c’est Nyoka Longo. Sa présence, à elle seule est une garantie.

Jossart Nyoka Longo s’est produit le samedi 10 mai dernier, à la salle Zumgriechen, à Aachen en Allemagne avec seulement deux chanteurs, (Chou Lay Evoloko et Thylon Muanda, deux animateurs, l’Empereur Nono Atalaku et Papy Cockson, soutenus par Tshanda Sourate à la guitare solo, Shango à l’accompagnement, Gégé Mangaya à la mi-solo, Montingiya à la basse et Alonzo à la batterie.
Malgré un effectif réduit, il y avait du beau spectacle Zaïko Langa Langa, c’est Nyoka Longo. Sa présence, à elle seule est une garantie. Cette absence massive, notamment des chanteurs, serait le résultat d’un boycott décrété suite à un article d’un magazine de Paris intitulé « Nioka Longo va-t-il se séparer de tous ses musiciens ? », dans lequel le confrère rapporte des éloges unanimes que s’attirent « Les Gunners », les recrues de Kinshasa, qui vont vraisemblablement constituer l’ossature de Zaïko sous la houlette d’un Nyoka Longo qui prépare son retour. Le confrère avait notamment évoqué la situation sociale, administrative et professionnelle de la plupart des chanteurs et musiciens qui pourrait les inciter à rester en Europe.
Notre confrère avait aussi relevé que « Les Lasers » n’ont pas réussi à s’imposer malgré des débuts tonitruants avec l’opus « Feeling ». C’était peut- être l’article de trop pour l’amour-propre de certains qui ont décrété le boycott de ce concert d’Aachen.
Un boycott perçu au départ comme un chantage par Jossart qui avait constaté l’absence des frondeurs aux répétitions: peu avant de prendre la route pour l’Allemagne, il avait confié toujours dans ce magazine, qu’il n’allait laisser aucun des chanteurs frondeurs monter sur scène si, par leurs propres moyens, ils se rendaient à la salle du concert en Allemagne. Jamais démuni et jamais totalement désarmé face à l’adversité, Nyoka Longo s’est révélé créatif, inventif: il a esquissé les pas de la nouvelle danse créée par « Les Gunners » à Kinshasa et a laissé l’Empereur Nono chanter, en intégralité, « Elima ngando » de Bimi Ombale.
Une façon de démontrer que tout le monde n’occupera pas le trône dans l’histoire de cet orchestre. Et si parmi tous les « atalaku », il y avait Nono, puis les autres ; et Si l’avenir portait le nom de Papy Cockson... pour peu qu’il s’imprègne davantage de la philosophie Zaïko Langa Langa dans ce qu’il a de plus noble.
(Milor)Jeannot Ne Nzau Diop/Le Potentiel
Last edited: 14/05/2008 18:28:06