Jamais deux sans trois : le précédent de l’examen critique à l’Assemblée nationale des dossiers des contrats chinois et Snel-Mag Energy pousse les milieux syndicaux de l’Office national des transports à solliciter vivement un traitement identique au contrat également controversé de Onatra-Progosa.

Une vive tension règne dans les milieux de syndicats de l’Office national de transports (Onatra) ou selon des sources fiables une grève serait en gestation. Cette situation est consécutive au contrat Onatra -Progosa
« Alors qu’on attendait la venue d’un grand groupe ayant l’expertise et l’expérience dans la gestion portuaire et les chemins de fer, nous voilà en présence d’un groupe de personnes sans aucune référence en la matière » a confié à notre journal un syndicaliste de l’Onatra.
Sous le sceau de l’anonymat, selon lui, « les cadres de Progosa se tapent avec la complicité de quelques membres du gouvernement des rémunérations faramineuses qui ne tiennent pas compte de la situation financière de l’Onatra et du pays ». L’écart de salaires entre ces experts et les autres membres du comité de gestion de cet Office tend à faire créditer la mise en place du système communément appelé « Opération retour ».
En guise d’illustration, la rémunération mensuelle en Euro de l’Adg de Progosa serait de l’ordre de 38.573 euro. Le directeur financier adjoint touchait pas moins de 26 263 euro. le directeur technique 29 053 euro pour ne citer que ce cas. Cela sans compter l’indemnité pour l’hébergement et les frais de subsistances afflouée à chacun des experts de soutien technique pour chaque absence du principe qui seraient fixés à un maximum de 500 euro par jour. Le coût des voyages nécessaires y inclus le transport du personnel serait fixé à 5.000 euro par voyage.
D’aucuns se demandent comment des ministres en fonction, connaissant la grille salariale inter-institutionnelle, peuvent-ils octroyer des salaires plus élevés aux « experts » que ceux alloués aux Président de la République, aux présidents de deux chambres, au Premier ministre et même au gouverneur de la Banque centrale du Congo.
Etant donné que le Président de la République a déjà signé l’ordonnance portant nomination des experts du groupe Progosa, l’opinion souhaite que les deux chambres du Parlement puissent revisiter le contrat Onatra-Progosa afin de démontrer d’une part, que ce contrat de gestion va à l’encontre de l’esprit et de la lettre de la loi portant désengagement de l’Etat déjà voté par les deux chambres.
Ces deux lois préconisent un partenariat public-privé où chaque partie apporte quelque chose et gagne selon le principe Win/win. Quid du sort de ce contrat le jour où la loi sera promulguée par le chef de l’Etat.
D’autre part, les parlementaires devraient examiner le caractère jugé excessif des rémunérations attribuées aux cadres expatriés du groupe Progosa dont certains avaient un passé douteux. Enfin, les parlementaires doivent se pencher sur la non prise en compte du volet social de la solution préconisée étant entendu que l’Onatra ne peut pas financer ce volet social et le contractant n’apporte rien.
(Ern.)S.K./Forum des As
Last edited: 14/05/2008 18:05:56