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Bonjour | 07/09/2008 8:27 | English Make DC Home page | RSS feed

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Après le dossier des contrats chinois, l’affaire Snel-Mag Energy atterrit à son tour à l’Assemblée nationale qui va consacrer la suite de ses plénières à l’examen des controversés dessous de ce dossier au névralgique enjeu de la réhabilitation du secteur de l’énergie électrique en RDC. L’Assemblée nationale ouvre la boite à Pandore sur l’affaire Snel­ MagEnergy. Il s’agit, pour les députés, de décortiquer le protocole d’accord signé entre les deux parties. Mettant la main à la pâte, plusieurs experts indépendants examinent les avantages que la Rdc peut tirer de ce protocole d’accord comparativement à bon nombre de contrats signés.

L’affaire    Snel MagEnergy a déjà fait couler beaucoup d’encre et c’est à partir de ce jour que la salive va couler abondamment sur ce dossier. Saisie de l’affaire, l’Assemblée nationale entendra donc, dès ce jour, les ministres du Portefeuille et de l’Energie sur cette affaire. Il s’agira en fait, pour les députés nationaux, de comprendre ce que la Rdc gagne ou perd de ce dossier avant d’opter pour la continuation comme l’avait ordonné le Premier ministre Antoine Gizenga, après délibérations en conseil des ministres et après avis favorable de la commission économico-financière du Gouvernement.

Les avantages du protocole d’accord Snel-MagEnergy

Saisissant ainsi la balle au bond, bon nombre d’experts indépendants, décortiquent les avantages du protocole d’accord signé entre la Snel et MagEnergy. De prime abord, les experts expliquent que  MagEnergy ne contrarie nullement les accords entre la Snel et la Banque mondiale. Car, les accords de financement Snel­ Banque mondiale ont été clarifiés par le PAD (Project Appraisal document) de la Banque mondiale. La banque mondiale n’a pas prévu, indique-t-on, de financer la réhabilitation d’Inga II B (avec les turbines G25 à G28) qui font partie de la convention de partenariat    Snel­ MagEnergy. Et, à la demande de la Banque mondiale, la convention Snel-MagEnergy a été revue et commentée par le cabinet Heenan Blaikkie du Canada). La conventionne ne contrarie point les accords signés avec la Banque mondiale, mais au contraire les complète.

Il importe de préciser, à ce stade, que la convention de partenariat public-privé Snel-MagEnergy a pour objet la réhabilitation de la centrale Inga 2B. En plus, MagEnergy, à la demande de Snel, prend à sa charge l’exploitation et la maintenance de quatre turbines et une turbine de réserve. Sans compter le volet social avec la construction d’un hôpital et des logements Snel à hauteur de 5 millions Usd. Selon les projections faites sur 15 ans, avec un investissement de l’ordre de 145.142.857Usd, la Snel s’en tirera avec 2.128.680.000 Usd tandis que MagEnergy, avec ses revenus estimés au départ à 532.170.000 Usd, devra en plus prendre à son compte plusieurs charges (notamment financières, coûts O&M/gros entretien l’assurance, frais généraux SPV, imprévus, résultat brut d’exploitation, impôts) pour ne se retrouver, en fin de compte qu’avec le montant de 52.834.960 Usd.

Le bénéfice au profit de la population congolaise

Au-delà donc des chiffres exprimés plus haut, si les quatre turbines d’Inga II B sont réhabilitées comme prévu, y compris une turbine de réserve, la population en tirera le plus grand bénéfice avec l’amélioration de la qualité de l’énergie électrique lui fournie.

Et cela, sans compter la commercialisation de l’énergie produite par les quatre turbines, car MagEnergy ne trouvera son compte que dans la commercialisation de 20% de l’énergie produite par la turbine de réserve contre 80% à la Snel. Or, généralement, avec les contrats miniers, c’est parfois l’inverse qui est observé: 80% pour les privés et 20% seulement à l’Etat congolais. On est donc très loin d’un contrat léonin, estiment certains experts.

D’ailleurs, expliquent les experts indépendants, si l’on en est arrivé à prévoir que MagEnergy trouve son compte avec la commercialisation de 20% de l’énergie produite avec la turbine de réserve, c’est justement parce que ce groupe a pris suffisamment de risque là où aucun invité de la table ronde organisée en son temps pour sauver la Snel du gouffre n’avait accepté de s’engager sans aucune garantie. Mais, soulignent les experts, dans le partenariat le liant à MagEnergy, Snel reste le seul maître.

(Ern.)

MM/Forum des As

Last edited: 14/05/2008 17:16:20

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