Mme Jeannine Mabunda, ministre du Portefeuille a rehaussé lundi de sa présence au dépouillement des offres en vue d’une vente aux enchères d’environ 338.299 carats de diamants de la Minière des Bakwanga (MIBA).

C’était au 18ème niveau de l’immeuble BCDC à Kinshasa-Gombe, en présence des délégués de la MIBA et du Centre d’évaluation et de certification des substances précieuses et semi-précieuses (CEEC). A ce jour, le diamant de la MIBA n’est plus vendu à Anvers comme par le passé, mais à Kinshasa.
Une douzaine d’entreprises minières ont participé au dépouillement des offres pour la vente du diamant congolais. S’agit d’environ 338.299 carats de diamants de la société Minière de Bakwanga (MIBA) représentant 8 millions de dollars Us. Signe qui prouve à suffisance combien les efforts de redressement entrepris par le gouvernement congolais commencent à porter des fruits. La présence de la ministre du portefeuille est aussi un signe visible de l’attention qu’elle accorde à la bonne marche de la MIBA par des actions qui ne sont pas parfois connues du grand public.
Cette vente est le résultat des efforts des travailleurs et de tous les trieurs qui ont amélioré la qualité de leur travail. Du coté du gouvernement, il a tenu ses promesses vis-à-vis de la MIBA ainsi que face au scepticisme de la population et des députés sur les possibilités de redresser cette entreprise du portefeuille.
« Nous avons mis 20 millions de dollars Us pour casser les contrats qui ne permettaient pas à la MIBA d’exporter. Nous avons aussi mis 11 millions de dollars Us à travers les banques commerciales pour que la MIBA puisse acheter des nouveaux équipements et améliorer ainsi les capacités de production », a indiqué Jeannine Mabunda tout en signifiant que le résultat de tous ces efforts est que la MIBA se redresse aujourd’hui.
Le souhait pour le gouvernement, tout comme pour la population, est que les ressources naturelles de la Rdc soient mieux connues par les Congolais eux-mêmes. La façon d’y arriver, d’après Mme la ministre, est de vendre la production de la MIBA à Kinshasa à travers un tandem dans la solidarité intra entreprises du portefeuille et du CEEC qui fournit son contrôle, son évaluation et détermine la valeur en même temps. Il sied de souligner qu’à ce jour, la Rdc à travers la MIBA ne vend plus son diamant à Anvers, mais à Kinshasa. Et d’ici 2 ou 3 ans, la MIBA pourra vendre son diamant dans des bonnes conditions à Mbuji-Mayi.
C’est ce qui pousse la patronne du portefeuille à reconnaître que la MIBA a donné de l’espoir à ceux qui croient que le secteur minier en Rdc se caractérise par un manque de transparence. Ceci a poussé le gouvernement à prendre l’option de la transparence et de la bonne gouvernance.
Toutefois, il faut reconnaître que la MIBA rencontre pas mal de difficultés qui ont trait à l’insuffisance de l’énergie disponible, à la faible capacité des engins miniers, à l’insécurité dans le polygone, à la non-rationalisation des gisements, etc. Surtout que l’économie de toute une province dépend à 80% de la bonne marche de la Minière des Bakwanga, leur entreprise familiale.
(Ern.)Jean-Marie Nkambua/L’Avenir
Last edited: 13/05/2008 17:52:13