La spectaculaire remise en cause par l’opposition de la convention sino-congolaise du contrat minier et financier entre la RDC et la Chine révèle une indéniable guerre secrète de plus vaste amplitude visant d’empêcher l’aboutissement du partenariat entre les deux pays géants l’un de l’Afrique et l’autre de l’Asie.

Kamerhe va-t-il réussir à ramener l’Opposition dans l’hémicycle ? A priori, pour délicat qu’il soit, l’exercice semble à la portée de l’équilibriste « Vital ». Lui qui jouit d’une grande estime dans les milieux de l’opposition parlementaire.
Plus fondamentalement, la question que d’aucuns se posent est celle de savoir pourquoi l’Opposition s’est retirée de la salle. Qu’est-ce qui s’est passé réellement ? Tout le monde, pour peu qu’on ait la culture parlementaire, on pouvait comprendre que le discours du ministre Lumbi suscite les chahuts des uns et les applaudissements des autres. C’est la coutume dans tous les parlements du monde. Mais, de là à claquer la porte pour un sujet d’intérêt national, cela mériterait bien que l’on sache pourquoi.
A priori, le geste de l’Opposition semble d’autant moins compréhensible que toutes les sensibilités de l’Assemblée nationale se sont librement exprimées sur la convention de partenariat avec la Chine. L’opinion était en droit de suivre la réplique du gouvernement pour se faire une religion sur ces contrats. Alors, pourquoi les députés de l’Opposition ont-ils vidé la salle ? L’un des ténors de l’Opposition parlementaire a confié que c’était pour protester contre le « mépris » affiché par le ministre Lumbi à l’endroit des députés. L’opposition aura peut-être, ce matin, l’occasion d’en dire plus au Bureau de l’Assemblée nationale.
En attendant, le retrait brusque des députés de l’Opposition est décrypté à l’aune des enjeux liés à ce partenariat avec la Chine.
Certaines sources relèvent que l’initiative de l’opposition rentrerait dans une vaste et tentaculaire stratégie de sabotage de la convention de collaboration avec la Chine. Misant sur le caractère notoirement extraverti du personnel politique congolais, certaines officines étrangères auraient mis à contribution des parlementaires à l’effet de plomber le partenariat avec la Chine. Avec au passage la remise en cause de cinq chantiers initiés par le chef de l’Etat. Le but de la manœuvre étant d’accréditer le discours selon lequel les « contrats chinois » seraient rejetés par une bonne frange de l’opinion.
Ainsi, les pourfendeurs du contrat du partenariat entre la Chine et la RDC auraient un argument supplémentaire pour alimenter leur croisade consistant à décourager Pékin.
(Yes)Forum des As
Last edited: 13/05/2008 17:36:55