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Bonjour | 20/07/2008 1:16 | English Make DC Home page | RSS feed

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L’incident de la sortie fracassante des députés de la l’opposition de la plénière de l’Assemblée nationale consacrée à l’examen du dossier des contrats chinois n’a pas permis au ministre des TP et Infrastructures de répondre aux préoccupations exprimées par les élus du peuple. Invité à prendre la parole, le ministre des ITPR, Pierre Lumbi, a commencé par prendre acte de toutes les propositions et suggestions des élus du peuple qui défendent l’intérêt général du pays. Il a indiqué que le montage d’un projet d’une telle ampleur ne peut pas se faire sans la volonté politique de deux gouvernements. Le ministre a affirmé que la RDC et la Chine se sont concertées au préalable. Et cette volonté s’est matérialisée par de nombreuses rencontres et séances de travail que les Congolais ont  avec les autorités chinoises à Kinshasa. Il est donc clair que ce montage technico-financier est juridique et mérite un soutien.

Pendant que le ministre des ITPR introduisait sa communica­tion, les députés de l’opposition ont chahuté, riposte, ils n’ont pas toléré les réponses du ministre. Il y a eu une sorte d’échange entre les bruits qui provenaient du camp de l’opposition contre les réponses du ministre. Au lieu d’en référer à l’autorité du président de l’Assem­blée nationale qui avait la police de débat le ministre Pierre Lumbi a voulu engager une sorte de polé­mique avec les députés de la minorité jusqu’à déclarer que si la RDC n’a pas signé directement le contrat avec la Chine s’était pour éviter que la dette extérieure ne s’alourdisse. A ces mots, tous les députés membres de l’Opposition ont vidé la salle des Congrès sur fond d’une déception totale et poussant des cris de protestation, ils estiment que le pays est trahi.

Avis divergents
 
Arrivés dans le hall du palais du peuple, François Muamba, Kiakwama kia Kiziki respectivement secrétaire général, président du groupe parlementaire MLC et pré­sident du groupe parlementaire des chrétiens démocrates indépendants se sont confiés à la presse.

D’après François Muamba, oui aux cinq chantiers, oui au con­trat avec la Chine, mais pas dans la formulation actuelle. Il exige qu’on se retrouve autour d’une table pour la renégociation. « Nous rentrerons dans la salle des Congrès que lorsque ceux de la majorité auront adopté le fameux contrat de telle manière qu’ils pourront s’assumé : Le Gouvernement  vient de nous dire que rien ne sera changé. Jamais l’opposition viendra brader le patrimoine du pays », a-t-il prévenu.

Dans  sa déclaration, Kiakwarna kia Kiziki a déploré la manière dont le ministre s’est adressé aux députés. « Nous pro­testons de la manière la plus vigoureuse de voire qu’on ne respecte pas la députation nationale au point de vouloir brader les richesses du pays. Comme la majorité estime  qu’elle peut seule gérer le pays, voilà pourquoi nous lavons laissée  dans la salle jusqu’à ce qu’ils aient fini de traité, avec les chinois, nous ne rentrons pas dans la salle.  On veut nous entraîner   dans une supercherie. C’est un guet-apens tendu », a-t-il martelé.

Pour Delly Sesenga, il s’agit tout simplement d’une compromission historique. « Nous ne pouvons pas rester dans la salle pour cautionner le bradage du patrimoine de l’Etat. On dirait que ce qui prime dans cette salle des Congrès, C’est le rapport de force. On doit apprendre à respecter les députés  nationaux a-t-il dénoncé.

Aubain Minaku : fallait d’abord écou­ter Pierre Lumbi

Parmi les députés qui sont restés dans la salle des Congrès pour la poursuite des travaux, le premier à prendre la parole, le dé­puté Nsinga Udjuu. Il a joué au sa­peur-pompier. Il propose au bureau de l’Assemblée nationale de sus­pendre la séance afin d’avoir le temps d’entendre les députés de l’Opposition qui ont quitté la salle. Il a été soutenu dans sa démarche par le vice-président du RCD, Me Matadi Nenga et Idambituo.

Réagissant à la motion de son prédécesseur, Nkulu Mwenze a estimé que la plénière pouvait con­tinuer. Il n’y avait pas de raison de suspendre les travaux. Il sera ap­puyé par Me Boris qui, cette fois, a rompu avec le silence pour défen­dre l’image de l’AMP. Voire Aubain Minaku qui a fait une analyse très acerbe par rapport aux faits.

A en croire Aubain Minaku, le ministre a usé d’un ton et des gestes qui ne pouvaient pas favo­risé un climat de paix. D’autre part, ses compères de l’Opposition n’étaient pas tolérants pour donner au ministre l’occasion de répondre aux questions qui lui ont été posées. On dirait que c’était préméditer d’agir ainsi. Et pourtant la démo­cratie c’est aussi la tolérance. Donc, départ et d’autre, il y a eu faille, a­-t-il souligné. « Lorsque les membres de l’Opposition ont formulé des cri­tiques à l’endroit du ministre, ils ont fait parfois en des termes très durs, mais homme d’Etat les a sui­vis attentivement. Pourquoi pas en faire de même au cours de la réplique du ministre ? a-t-il stigmatisé.

Devant cette difficulté, Alexis Thambwe Mwamba est intervenu pour proposer au bureau de l’Assemblée nationale une voie de sortie. C’est-à-dire suspendre la séance pour 30 ou 40 minutes juste le temps de contacter ceux qui sont partis et de les convier à regagner la salle des Congrès. C’était sans succès. Ainsi, Vital Kamerhe qui était entre le marteau et l’enclume a ordonné que la séance soit suspen­due pour qu’elle reprenne aujourd’hui.

(Ern.)

Médard Muyaya/Le Potentiel

Last edited: 13/05/2008 17:21:26

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