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Bonjour | 07/09/2008 8:16 | English Make DC Home page | RSS feed

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Le ministre d’Etat Nzanga Mobutu, non seulement veut participer à la réduction de la pauvreté, mais aussi, il entend mettre en œuvre les cinq chantiers du Chef de l’Etat, dans son volet création d’emploi pour autant que le secteur agricole est un grand pourvoyeur d’emploi. Le ministre d’Etat chargé de l’Agriculture et du Développement rural, vient de signer une convention de financement avec la Caisse générale d’épargne du Congo (Cadeco), dans le cadre du programme d’actions prioritaires du gouvernement, relatif à l’organisation équilibrée du financement du secteur agricole, de la pêche, de l’élevage ainsi que du développement rural.

Cette initiative du ministre d’Etat Nzanga Mobutu traduit, sans nul doute, la vision du Président de la République, Joseph Kabila ainsi que celle du chef du gouvernement, Antoine Gizenga, pour une renaissance du Congo, au travers un programme économique agressif.

Par ailleurs, comme il faut le savoir, le gouvernement congolais s’est engagé, dans le cadre du document stratégique de croissance et de réduction de la pauvreté (Dscrp) et de son programme quinquennal ayant pour socle, les cinq chantiers de la république, à mener des actions prioritaires allant dans le sens de la relance des activités économiques, en soutenant les secteurs porteurs de la croissance ou capables de contribuer efficacement à la réduction de la pauvreté.

Comme l’on peut s’en rendre compte, ce financement est une façon de lutter contre la crise alimentaire mondiale, laquelle crise oblige à ce qu’on multiplie des initiatives et les bonnes, pour s’en sortir.

Quid des termes de ce partenariat ?

Il faut retenir tout simplement que le gouvernement, par le biais du ministère de l’Agriculture et du Développement rural, a décidé de la création d’un fonds. Ce dernier sera logé à la Cadeco, pour redynamiser le secteur agricole. Les agriculteurs et autres éleveurs qui auront besoin des fonds pourront en disposer, mais sous forme des crédits, pour compenser à la faiblesse de leurs revenus.

A en croire le ministre d’Etat, la Cedeco a été choisie dans ce partenariat au regard de sa présence à travers toute la république. Cette présence, a-t-il dit, est conforme au programme prioritaire du gouvernement relatif à la régionalisation équilibrée du financement de secteur agricole rural. Pour Nzanga Mobutu, la Cadeco dispose d’un réseau commercial le plus dense du système bancaire congolais avec 72 agences et 22 succursales mobiles pour collecter tant les recettes du Trésor public que les épargnes des agriculteurs de l’arrière pays. Somme toute, ces atouts font de la Cadeco une banque de proximité avec une expérience et une expertise de plus de 58 ans.

Nzanga Mobutu fait d’une pierre plusieurs coups

Pour sa part, l’Administrateur délégué général de la Cadeco, Ferdinand Mushi Mogomo, qui s’et d’ailleurs fait accompagner de son adjointe, Mme Cathy Kalanga, du Pca Fostin Mputu et de tant d’autres membres du personnel de cette caisse, cette importante décision du ministre d’Etat, non seulement elle appuie d’une manière significative la consolidation de l’indépendance du ventre et du panier de la ménagère par une productivité agricole attendue à brève échéance mais aussi, elle renforce les capacités productives des paysans, éleveurs, artisans et autres métiers connexes au secteur agricole.

Et comme si cela ne suffit pas, le partenariat Cadeco/ministère de l’Agriculture renforce la capacité d’intermédiation financière d’une institution publique, en l’occurrence la Cadeco, et sa propension à drainer l’épargne nationale.

Notons que cette cérémonie haute en couleurs qui s’est déroulée au cabinet du ministre d’Etat Nzanga Mobutu, a rehaussé de la présence de Mme la ministre du Portefeuille, Jeanne Mabunda.

Retenons  que le ministre d’Etat Nzanga Mobutu s’est dit déterminé à mettre en oeuvre les cinq chantiers du Chef de l’Etat dans son volet de la création d’emploi tout en combattant la «guerre du ventre» au Congo. L’on se rappellera qu’il n’y a pas longtemps qu’il s’était entretenu avec les représentants de la Fao, du Pam et de la Bad pour des solutions adaptées face à la crise alimentaire qui bat son plein dans plusieurs pays du monde. Et les Congolais pourront incessamment bénéficier des retombées de ces entretiens.
Nous y reviendrons avec force détails.

Ci-après l’intégralité de l’allocution du ministre d’Etat Nzanga Mobutu

Madame Ia Ministre du Portefeuile,
Monsieur le Vice-Ministre du développement rural,
Monsieur le Vice-Ministre des Finances,
Monsieur le PCA de la CA DECO,
Monsieur I’ADG de Ia CA DECO,
Mesdames et Messieurs,

L’Agriculture, l’Elevage et la Pêche sont des secteurs stratégiques pouvant permettre la République Démocratique du Congo d’atteindre les objectifs du Millénaire pour le Développement et en particulier les objectifs de :

- la réduction de la pauvreté et
- l’éradication de la faim.

L’Agriculture, en RDC, occupe 70 % de notre population active et contribuer à l’économie nationale pour 50 % du P.I.B.

Bien que les conditions climatologiques et écologiques soient partout favorables pour la production agricole, d’élevage et de pêche, paradoxalement, 10 % seulement des terres arables est exploité, et exploité avec des méthodes rudimentaires et peu productives.

C’est ce qui explique la faiblesse de la production agricole, de I’élevage et de la pêche ainsi que la forte dépendance de notre pays vis-à-vis de l’extérieur pour combler le déficit en denrées alimentaires.

La pérennité de la dépendance en denrées alimentaires vis-à-vis de l’extérieur se fait au risque et péril de tout un peuple. Mao disait, je cite: « un peuple qui ne produit pas ce qu’il consomme, est un peuple esclave ».

La crise alimentaire mondiale nous contraint à adopter une attitude responsable et c’est ici l’occasion pour nous de repenser notre production agricole nationale. La plupart des grands pays producteurs de céréales ferment leurs frontières aux exportations. Aujourd’hui, notre pays peut avoir des devises, il lui sera difficile de se procurer du riz pour sa population. Pourtant dans la quasi totalité de nos provinces, le riz peut y être produit. Et ceci, est le cas de la plupart des denrées alimentaires habituellement consommées par notre population dans les grandes agglomérations.
Madame Ia Ministre du Portefeufile,
Monsieur Ie Vice-Ministre du Développement Rural,
Monsieur le Vice-Ministre des Finances,
Monsieurle PCA de Ia CA DECO,
Monsieur le ADG de Ia CA DECO,
Mesdames et Messieurs,

L’un des facteurs qui empêche I’augmentation de la productivité agricole dans notre pays est le manque d’utilisation d’intrants performants dont les semences de bonne qualité, Ies engrais et Ies produits phytosanitaires et zoo sanitaires,...

L’acquisition de ces intrants nécessite, au niveau des agriculteurs, des fonds sous forme des crédits étant donné la faiblesse de leur revenu.

D’où la nécessité de mettre en place un mécanisme de financement adapté pour:

- stimuler la production locale des denrées alimentaires;
- assurer la sécurité alimentaire de la population;
- réduire la pauvreté et ses effets pervers.

A la suite de I’analyse du système d’intermédiation bancaire de notre pays, nous constatons que la Caisse Générale d’Epargne du Congo, CADECO en sigle, est présente dans toutes les Provinces, ce qui est conforme au programme prioritaire du Gouvernement relatif à la régionalisation équilibrée du financement du secteur agricole rural grâce à la micro-finance.

En effet, la CADECO dispose du réseau commercial Ie plus dense du système bancaire congolais avec 72 agences et 22 succursales mobiles pour collecter tant les recettes du Trésor Public que les épargnes des agriculteurs de I’arrière pays. Ces atouts font de la CADECO une banque de proximité avec une expérience et une expertise de près de 60 ans.

Mais que vise le Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural à travers la signature de cette convention avec la CADECO ?

Le Ministère a le devoir de mettre en oeuvre les cinq chantiers du Chef de l’Etat dans son volet création d’emplois. Or, II n’est un secret pour personne que le secteur agricole est grand pourvoyeur d’emplois.

Le Ministère de I’Agriculture et du Développement Rural veut lutter contre la pauvreté, premier objectif du Gouvernement à travers son Programme d’Actions Prioritaires. En augmentant la productivité agricole au niveau paysan, il augmente ses revenus et par conséquent d’assurer la prise en charge de ses soins de santé, de payer le minerval des enfants, de nourrir en qualité et en quantité Ies enfants,...

Ce mécanisme, a terme, aura comme conséquence :

- la réduction de la dépendance alimentaire vis-à-vis de I’extérieure ;
- la diminution d’importations des denrées alimentaires ;
- la rentrée des devises grâce à l’exportation des produits agricoles, de I’élevage et de la pêche ;
- I’amélioration de la balance commerciale ;
- la création d’emplois nouveaux et des revenus ;
- les rentrées fiscales a terme ;
- le financement de I’économie par l’épargne domestique.

Enfin, il est important que les citoyens de ce pays, qu’ils vivent en milieu périurbain ou rural, sachent qu’ils pourront désormais bénéficier de I’accès au crédit, chaque fois qu’ils en ont besoin.

Je vous remercie.

Célestin Lutete/MMC

Last edited: 12/05/2008 16:26:30

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