Aussi bien sur le marché mondial que sur celui de la RDC. Cette agence du système des Nations unies relève plusieurs facteurs structurels ayant conduit à cette crise alimen­taire mondiale. Sans oublier d’indiquer, dans le cadre des operations agricoles d’urgence et de réhabilita­tion, sa contribution apportée au gouvernement con­golais pour juguler la crise qui risque de perdurer jus­qu’en 2017.

La représentation de l’Organi­sation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en République démocra­tique du Congo a fait remarquer que parmi les facteurs à la base de la flambée des prix des produits alimentaires figurent les événements climatiques ayant conduit à une chute de la produc­tion mondiale de principaux pro­duits de base, le niveau excep­tionnellement bas des stocks mondiaux, la hausse vertigineuse des prix du pétrole, l’augmenta­tion de la demande à long terme soutenue par l’accroissement continu de la population et la demande en produits agricoles des filières des bio-carburants. C’était hier jeudi 8 mai au cours d’une conférence de presse te­nue conjointement par le repré­sentant-résident de la FAO, Musa Saihou Mbenga, et les responsables de l’unité de coordina­tion des operations agricoles d’urgence et de réhabilitation. Cadre : la salle de réunions du bureau de cette structure de la FAO/RDC dans la commune de la Gombe.

Dans son intervention, le représentant de la FAO a tenu à noter que « toutes les personnes vivant avec moins d’un dollar américain par jour connaîtront une vulnérabilité plus sévère ». Et qu’en RD Congo, « au moins 70 % de sa population sont concernés ». Avant de faire ob­server que, sur invitation du gou­vernement congolais, la FAO et le Programme alimentaire mon­dial (PAM) sont en concertation depuis un mois. Objectifs : « Arrêter des stratégies et des ty­pes d’interventions susceptibles d’atténuer les effets de la flambée des prix des denrées alimentaires ».

Il a fait valoir que c’est dans ce cadre que la FAO a pro­cédé à la mise en place d’un ob­servatoire des approvisionne­ments alimentaires et de l’évolu­tion des prix pour 24 villes et 45 postes sentinelles (districts) en milieux ruraux. « Les données collectées, a-t-il avancé, permet­tront, d’une part, d’informer régulièrement le gouvernement sur l’évolution du marché des denrées alimentaires et, d’autre part, de définir les ty­pes d’interventions de nature à améliorer l’accès à une alimentation suffisante et à des prix abordables ».

Pour leur part, les respon­sables de l’unité de coordination des opérations agricoles d’ur­gence ont abondé dans le même sens en soulignant notamment le fait que la tendance actuelle de la hausse des prix sera de lon­gue durée, jusqu’à l’horizon 2017. Aussi insistent-ils, entre autres, sur l’intensification de la produc­tion agricole, la diversification et le renforcement des moyens d’existence des petits exploitants agricoles dans des bassins de production agricole et la relance de la productivité.

Olivier Dioso/Le Potentiel