En poste à Kinshasa, les ambassadeurs des pays membres de l’UE les ont de nouveau exprimées au cours d’un point de presse conjoint jeudi. S’ils ad­mettent qu’« il y a de la place pour tout le monde », ils n’ont pas manqué de renouveler leur préoccupa­tion majeure.

« La seule condition que nous avons voulu est que tous ceux qui interviennent le fassent en bonne rela­tions avec le pays souverain. Que chaque intervenant, chaque bailleur, le fasse dans le respect des lois et des règlements », ont-ils fait savoir.

Les ambassadeurs des pays membres de l’Union européenne accrédités en RDC ont animé un point de presse jeudi 8 mai à la Maison de France (commune de la Gombe), dans le cadre de la Journée de l’Europe commé­morée le 9 mai de chaque année. Ils ont fait un tour d’hori­zon de différentes interventions européennes en RDC.

A propos de la déclaration du ministre belge des Affaires étrangères, Karel de Gucht, re­lative aux contrats signés entre la Chine et la RDC, les diploma­tes européens ont affirmé ne pas être opposés à cette coopération.
Le chargé d’affaires de l’ambassade de la Belgique Charles Delogne, a indiqué qu’il n’y a pas de frustrations de la part des pays de l’Union européenne.

Reconstruire « ensemble »

« Dans ce pays vaste, où il y a des besoins considéra­bles (et) qui sort de la crise, il y a vraiment besoin du soutien de l’ensemble de la Communauté internationale et je crois que cette aide est la bienvenue, qu’elle vienne d’Amérique d’Europe, d’Asie ou d’Afrique, bien entendu », a-t-il déclaré.

Il a souligné que « la seule condition que nous avons voulue est que tous ceux qui inter­viennent, le fassent en bonnes relations avec le pays souverain. Que chaque intervenant, chaque bailleur, le fasse dans le respect des lois et des règle­ments. Et que les mêmes règles s’appliquent à tout le monde, Je crois qu’il y a de la place pour tout le monde avec une certaine complémentarité sous la coordination des autorités congolaises ».

Déplorant leur non publi­cation, ce qui ouvrait à son avis - la voie à des spéculations, il a précisé que ces contrats compor­tent une panic industrielle et une autre relative la coopération, avec des projets qui sont effecti­vement intéressants et étalés dans le temps.

Il a reconnu que la part de la reconstruction du pays est énorme, en se réjouissant de l’en­gagement des autres pays de l’Union européenne.

Les Européens essaient de promouvoir des normes en matière sociale, d’environnement et de santé, a dévoilé M. Char­les Bologne, suggérant que les Chinois se coordonnent avec les Européens dans les secteurs importants.

« Nous connaissons bien le Congo, c’est un pays aux dimensions gigantesques, continentales. La taille de la reconstruction est énorme. Elle n’est certainement pas à la portée de la Belgique seule, peut-être pas à la potée de l’Union européenne non plus. C’est donc à l’effort international de reconstruire ce pays. Mais, le reconstruire ensem­ble », a-t-il insisté.

A l’analyse des propos diplomate belge, il ressort que les Européens font monter les en­chères, en appelant au respect des règles du jeu dans la répar­tition des marches en RDC.

Mieux, dans le strict res­pect des principes standards de la coopération internationale. Ce qui a fait dire à certains obser­vateurs que l’Union européenne a fait passer le même message pointilleux ». Comme pour dire au gouvernement congolais de renégocier les termes de cet accord-prêt avec La Chine.

Quel que soit le point de vu des uns et des autres, le gou­vernement congolais n’a eu de cesse de rappeler aux pays amis et aux partenaires traditionnels que les portes leur sont ouvertes pour l’accompagner et le soute­nir dans ses efforts de recons­truction.

« Il a de la place pour tout le monde », a-t-il coutume de rappeler. Mais, toute coopé­ration doit tenir compte de l’inté­rêt supérieur du peuple congolais qui aspire à la paix, à la sécurité et au bien-être social.

Le Potentiel