Bon nombre de présidents des assemblées provinciales présents à Kinshasa en marge de la conférence des gouverneurs à laquelle ils n’ont pas été associés, boudent cette dernière et ont évoqué leurs problèmes dans leurs contacts avec les présidents des deux chambres du Parlement.

La plupart des présidents des assembles provinciales se retrouvent à Kinshasa. Ainsi donc, parallèlement aux gouverneur des provinces en séminaire dans la capitale depuis mardi dernier, les présidents des assembles provincial ont eu des entretiens avec les présidents de l’Assemblées nationale et du Sénat. Au cœur de ces contrats, il y avait, parmi les préoccupation exprimées l’immunité parlementaires des députés provinciaux.
Dévoilant l’objet de ces contacts, au cours du point de presse tenu hier à l’hôtel Invest, M. François Kimasi, président de l’Assemblée provinciale du Bas-Congo, doyen d’âge et porte-parole de ses pairs, a indiqué que les présidents des assemblées provinciales, au cours de leurs entretiens avec les présidents de deux chambres du Parlement congolais, se sont montrés inquiets face à l’arrestation d’un député du Maniema et face à un mandat qui court contre trois autres députés provinciaux de la même province, le Maniema.
« Ce genre de situations s’observe également au Kasaï-Oriental, au Kasaï-Occidental, au Nord et Sud-Kivu ainsi qu’à l’Equateur. Les présidents des assemblées provinciales se demandent ce qu’est devenue l’immunité parlementaire. La constitution parle immunité de façon générale, mais ceux qui interprètent cette disposition rapportent ce qui est dit aux députés nationaux comme si, pour leur part, les députés provinciaux n’étaient nullement concernés », confie François Kimasi à la presse.
Les présidents des assemblées provinciales ont exprimé cette préoccupation à MM. Léon Kengo et Vital Kamerhe. Tout le monde a convenu qu’il est impérieux de corriger ce manquement , déclare M. Kimasi. Autre préoccupation exprimée hier, c’est la crainte face à certaines lois en élaboration sur la décentralisation et le fonctionnement des entités décentralisées.
A ce sujet, indique Kimasi Mantuiku Basaula, « le Gouvernement central voudrait faire des gouverneurs des provinces, ses représentants et de hauts fonctionnaires de l’Etat. Les assemblées provinciales estiment que cela pourrait créer des frictions parce que tous les gouverneurs sont l’émanation des assemblées provinciales et, en cas de manquement, les assemblées provinciales sont à même de les démettre. Faire d’eux de hauts fonctionnaires, c’est marginaliser les assemblées provinciales et placer les gouverneurs des provinces dans une position ascendante vis-à-vis de la structure dont ils sont pourtant l’émanation ».
La dernière préoccupation exprimée hier concerne les 40%. « Le Gouvernement central ne respecte pas la loi qui parle, non de rétrocession, mais de retenue à la source. Les 40% sont bloqués parce qu’il y a des gens qui en tirent profit. C’est pourquoi, ils refusent de faire appliquer la loi qui leur ôte la bufteack à la bouche », accuse Kimasi entouré de ses pairs.
(Milor)MM/Forum des As
Last edited: 09/05/2008 14:51:45