La situation sécuritaire à l’Est de la Rdc reste volatile en dépit de la présence de cinquante bases opérationnelles mobiles de la Monuc et de 15.000 casques bleus.

Les affrontements du mois d’avril dans le Masisi ont occasionné un bilan provisoire de trente-quatre morts, selon le porte-parole militaire de la Monuc.
Le porte-parole militaire de la Monuc, le lieutenant-colonel Jean-Paul Ditriecli a affirmé que « les accrochages qui ont eu lieu à Bokongo, Rurere et Machango en territoire de Masisi entre les groupes armés du CNDP et de PARECO auraient provoqué la mort de 34 personnes, dont 9 éléments Maï-Maï ». Ces incidents ne remettent pas en cause la situation sécuritaire, laquelle reste relative, selon le porte-parole militaire de la Monuc qui a soutenu « qu’il y a la volonté des belligérants de respecter les accords signés à travers l’Acte d’engament de Goma, en dépit de la méfiance affichée des uns envers les autres ».
Cette situation sécuritaire préoccupante intervient au moment où une délégation d’ambassadeurs dont les Etats sont membres du Conseil de sécurité et le chef de la Monuc, M. Alan Doss ont été reçus en audience par le président Joseph Kabila. A ce sujet, la communauté internationale a réitéré son engagement de rester aux côtés de la RDC pour restaurer la paix notamment à l’ Est. La Communauté internationale et la Monuc ont renouvelé leur volonté d’aider les FARDC à se déployer dans la Zone sous influence des FDLR, afin de se conformer au communiqué de Nairobi sur leur sensibilisation dont l’effort reste insuffisant.
Le porte-parole de la Monuc, Kemal Saïki a abordé plusieurs points au cours de ce point de presse notamment la rencontre entre le chef de l’Etat Joseph Kabila et les ambassadeurs membres du Conseil de sécurité, ainsi que le chef de la Monuc sur la situation sécuritaire à l’Est et dans le Bas- Congo la rencontre entre Alan Doss et les chefs religieux congolais avec lesquels, ils ont fait le tour d’horizon de la situation du pays.
C’est au cours de cette rencontre que Kemal Saïki a informé les journalistes, du voyage que le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en RDC effectue aujourd’hui, 8 mai 2008 à Mbandaka, chef-lieu de la province de l’Equateur. M. Alan Doss rencontrera le gouverneur de cette province et s’adressera aux députés provinciaux. Il aura l’occasion de visiter l’Hôpital général de référence de Wangata où un lot important de matériel et de médicaments sera remis aux autorités de cette formation médicale. Il profitera également de cette occasion pour lancer la campagne de sensibilisation sur la mobilisation sociale relative à la vaccination.
A une question sur l’enquête de la Monuc relative aux incidents du Bas-Congo impliquant le mouvement politico-religieux Bundu dia Kongo, le porte-parole de la Monuc a indiqué « que le rapport est terminé et remis aux autorités congolaises pour des remarques et commentaires d’usage avant d’être rendu public comme par le passé ».
La Monuc a profité de cette conférence de presse pour rappeler avec insistance « à tous les groupes armés du Nord et du Sud-Kivu signataires de l’Acte d’engagement de Goma que le recrutement d’enfants est interdit et qu’ils doivent libérer tous les enfants soldats signalés dans leurs rangs afin qu’ils réintègrent la vie civile ». Avant de rappeler, de nouveau, à tous ces groupes que le recrutement des enfants de moins de 15 ans dans les groupes armés est considéré comme un crime de guerre.
Eyenga Sana/Le Potentiel
Last edited: 08/05/2008 17:36:46