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Bonjour | 13/05/2008 13:25 | English Make DC Home page | RSS feed

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Vers les années 50, les Tendé, les Bannu, les Kuba, les Luba, du Shangaï ven­daient leurs objets d’arts aux Sénégalais, dans les envi­rons de l’Ambassade belge dite « Place des Braconniers ». Il est 12 h00, le samedi 19 avril 2008. La pendule installée sur le frotton  du bâtiment de la Gare (maison) résonne. A la fois, une multitude de gens circulent dans toutes les directions. Certains se dirigent vers les tables sur lesquelles sont exposées divers articles d’arts. Nous sommes en plein centre ville, à l’extrémité de l’artère principale d’une grande avenue dénommée Boulevard du 30 juin. Une estrade érigée en forme de monument de Léopold II se situe juste devant le grand marché d’arts.

Un peu en retrait, se trouve un parking de véhicules. Celui-ci est environné à droite de Sofi­com, une institution, a gauche d’un établisse­ment scolaire, du Beach Ngobila et de l’avenue des Poids-lourds. Le prolongement de l’avenue de sé­négalais sépare ce marché de la maison principale de la Gare.

Vers les années 50, avant l’indépendance, les Tendé, les Bannu, les Kuba, les Luba ven­daient leurs objets d’arts aux Sénégalais, dans les envi­rons de l’Ambassade belge dite « Place des Braconniers », nous ap­prend un des vendeurs.

Après l’indépendance, les Sénégalais exercent ce commerce aux fins des objets reven­dre aux Blancs; en embauchant des Congolais à leurs services non loin  de l’hôtel Regina.

Faute d’espace suffisant, le trafic se dépla­ce en face de L’Onatra et les vendeurs congolais récupèrent à nouveau le marché en 1973. Au début des années 80, l’Hôtel de ville installe le marché d’arts à la Gare centrale où se déroule le troc jusqu’à nos jours.

L’art congolais représente en général l’image de la création de l’homme par Dieu, et en par­ticulier les forces des traditions afri­caines nous confie un ancien vendeur. Le marché d’arts con­naît une variété d’articles. Notamment, les céramiques dont est extrait le cuivre, le siste-bitimique dont est tire te ciment de Lukala, le bois d’eben (noir, gris), le bois rouge, le bois Wenge, des tableaux des paysages abstraits, d’arts popu­laire...

Les articles les plus vendus sont ceux fabriqués en bois. Les ven­deurs sont quelques fois leurs pro­pres fabricants. Certains héritent ce don de leurs grands-parents. Plus d’hommes que des femmes y vendent car ces articles vendus représentent la force de l’hom­me, selon les vendeurs

Cependant, malgré leur nom­bre et la valeur de notre culture, les moyens d’ex­ploitation demeurent limités et insuffisants. Ces vendeurs sont confrontés à des taxes soit de l’Hôtel de ville, soit du Ministère de la culture et d’arts, en raison respecti­vement de cent et trois cent francs par personne toutes les 2 semai­nes. Ces fabricants et  reven­deurs se plaignent du manque de rentabilité dans ce commerce alors que ce marché est construit par eux-mêmes afin de mettre en valeur la culture et l’art congolais.

Par ailleurs, notons que ce marché évolue selon la situation politique du pays. Plus les touristes étran­gers y sont présents, plus il se déroule à bon gré. Très souvent, la majorité d’articles sont achetés par les Blancs, nous a confié, l’un des marchants. Cepen­dant le marché d’arts con­golais est plus un lieu touristi­que que celui d’un commerce rentable.

(Milor)

Femy Mbayi/Uhuru

Last edited: 08/05/2008 10:05:29

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