Vers les années 50, les Tendé, les Bannu, les Kuba, les Luba, du Shangaï vendaient leurs objets d’arts aux Sénégalais, dans les environs de l’Ambassade belge dite « Place des Braconniers ».
Il est 12 h00, le samedi 19 avril 2008. La pendule installée sur le frotton du bâtiment de la Gare (maison) résonne. A la fois, une multitude de gens circulent dans toutes les directions. Certains se dirigent vers les tables sur lesquelles sont exposées divers articles d’arts. Nous sommes en plein centre ville, à l’extrémité de l’artère principale d’une grande avenue dénommée Boulevard du 30 juin. Une estrade érigée en forme de monument de Léopold II se situe juste devant le grand marché d’arts.
Un peu en retrait, se trouve un parking de véhicules. Celui-ci est environné à droite de Soficom, une institution, a gauche d’un établissement scolaire, du Beach Ngobila et de l’avenue des Poids-lourds. Le prolongement de l’avenue de sénégalais sépare ce marché de la maison principale de la Gare.
Vers les années 50, avant l’indépendance, les Tendé, les Bannu, les Kuba, les Luba vendaient leurs objets d’arts aux Sénégalais, dans les environs de l’Ambassade belge dite « Place des Braconniers », nous apprend un des vendeurs.
Après l’indépendance, les Sénégalais exercent ce commerce aux fins des objets revendre aux Blancs; en embauchant des Congolais à leurs services non loin de l’hôtel Regina.
Faute d’espace suffisant, le trafic se déplace en face de L’Onatra et les vendeurs congolais récupèrent à nouveau le marché en 1973. Au début des années 80, l’Hôtel de ville installe le marché d’arts à la Gare centrale où se déroule le troc jusqu’à nos jours.
L’art congolais représente en général l’image de la création de l’homme par Dieu, et en particulier les forces des traditions africaines nous confie un ancien vendeur. Le marché d’arts connaît une variété d’articles. Notamment, les céramiques dont est extrait le cuivre, le siste-bitimique dont est tire te ciment de Lukala, le bois d’eben (noir, gris), le bois rouge, le bois Wenge, des tableaux des paysages abstraits, d’arts populaire...
Les articles les plus vendus sont ceux fabriqués en bois. Les vendeurs sont quelques fois leurs propres fabricants. Certains héritent ce don de leurs grands-parents. Plus d’hommes que des femmes y vendent car ces articles vendus représentent la force de l’homme, selon les vendeurs
Cependant, malgré leur nombre et la valeur de notre culture, les moyens d’exploitation demeurent limités et insuffisants. Ces vendeurs sont confrontés à des taxes soit de l’Hôtel de ville, soit du Ministère de la culture et d’arts, en raison respectivement de cent et trois cent francs par personne toutes les 2 semaines. Ces fabricants et revendeurs se plaignent du manque de rentabilité dans ce commerce alors que ce marché est construit par eux-mêmes afin de mettre en valeur la culture et l’art congolais.
Par ailleurs, notons que ce marché évolue selon la situation politique du pays. Plus les touristes étrangers y sont présents, plus il se déroule à bon gré. Très souvent, la majorité d’articles sont achetés par les Blancs, nous a confié, l’un des marchants. Cependant le marché d’arts congolais est plus un lieu touristique que celui d’un commerce rentable.
(Milor)Femy Mbayi/Uhuru
Last edited: 08/05/2008 10:05:29