Selon des recoupements, il nous revient que la Chine soutient que le Fmi n’a pas de leçon à donner.

Sinon, que dire des contrats signés en RDC avec des pays occidentaux sans contrepartie, alors que des sociétés occidentales exploitent des concessions minières. Elles n’ont pas apporté de l’argent frais et ne s’occupent point des infrastructures de base. Contrairement à la Chine qui débarque avec de l’argent frais et finance des infrastructures de base.
Au sujet de la mauvaise gouvernance, la partie chinoise refuse toute polémique là-dessus. Toutefois, elle signale que seuls 300 millions de dollars tomberont dans les escarcelles de la partie congolaise. Le reste ira aux entreprises chinoises et congolaises pour payer la main-d’œuvre tant chinoise que congolaise.
Les menaces
Quelle sera l’attitude des institutions de Bretton Woods au cas où la RDC ne renégocierait pas cet accord-prêt ? Il y a lieu de rappeler que la dette extérieure de la RDC était de 15 milliards de dollars USD. Elle concerne des Etats qui font partie du Club de Paris. En 2002, le Club de Paris avait effacé une partie de la dette, 4 milliards US, et accepté que le paiement du service de la dette soit inférieur au service dû. La dette de la RDC est estimée aujourd’hui à 11 milliards de dollars US.
Aussi, si le FMI tombait d’accord avec la RDC pour la signature d’un programme PEG II bien exécuté pendant un an avec la mise en application du document stratégique pour la réduction de la pauvreté, DSRP; et que la RDC atteignait le point d’achèvement, elle obtiendrait un effacement de 90% de sa dette. Ce qui représente quasiment 9 milliards de dollars USD sur les 11 milliards. Mais dans le cas contraire, c’est-à-dire de désaccord total, il n’est pas exclu que le club de Paris revienne sur sa décision antérieure d’effacement de la dette qui sera de nouveau poilée à 15 milliards de dollars US. Ajouter à cela 600 millions de dollars à payer chaque année
à titre d’arriérés du paiement de dette.
(Milor)Le Potentiel
Last edited: 07/05/2008 15:17:27