Les partenaires n’ont pas tenu les promesses faites à la République démocratique du Congo.

Parler franchement à ses partenaires, n’est pas un droit réservé aux uns pendant que les autres seraient réduits à subir. Joseph Kabila, en recevant les ambassadeurs, a renforcé ses propos sur les rapports de partenariat adulte que les partenaires doivent avoir avec un pays souverain qu’est la Rdc. Mais, sans arrogance, le chef de l’Etat congolais a mis la forme et la courtoisie qui le caractérisent. C’est pour lui une façon de prêcher par l’exemple. Se comportant en bras de fer dans un gant de velours, Joseph Kabila a démontré que la sincérité n’est pas synonyme d’arrogance et d’insolence. Il a démontré aux partenaires de la Rdc qu’une chose est de critiquer en regardant la paille dans l’œil du voisin, une autre est de tenir ses promesses. Recevant dans son bureau du Palais de la Nation les ambassadeurs des pays membres du Conseil de sécurité, Joseph Kabila a évoqué avec eux les questions se rapportant à la situation sécuritaire à l’Est de la RDC.
Ils ont particulièrement parlé de la violence sexuelle, de la hausse des prix des denrées alimentaires et du carburant. Ces questions sont bien connues et tout le monde dans sa coopération avec la Rdc avait pris l’engagement de réussir la lutte. Parmi ces ambassadeurs, on notait la présence du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Rdc, l’ambassadeur Alan Doss.
A l’issue de la rencontre, se confiant à la presse, le Britannique a déclaré, au nom de la délégation qu’il avait conduite, que cette rencontre entrait dans le cadre des contacts réguliers avec le Président de la République. Pour lui, la rencontre a été l’occasion de se rendre compte du progrès en ce qui concerne la situation sécuritaire au Kivu. Et cela en dépit du fait qu’il y a encore beaucoup à faire en vue de stabiliser et de sécuriser la région. Ce constat des ambassadeurs contraste avec le jugement entendu dernièrement du ministre belge des Affaires Etrangères pour qui tout serait noir au pays de Patrice Emery Lumumba. Il a même accusé l’autorité congolaise d’être le co-auteur des actes posés à l’Est contre les populations innocentes. Il était temps que ce démenti vienne des ambassadeurs du Conseil de sécurité de l’Onu, eux qui vivent au quotidien les réalités congolaises.
Au sujet justement des violences sexuelles dans cette partie de la Rdc, Alan Doss a déclaré que le Chef de l’Etat s’est dit très préoccupé par cette question, avant d’affirmer sa détermination à y mettre fin. Et surtout il a promis de mettre fin à l’impunité. Pour mieux dire, Joseph Kabila n’a fait que réitérer son engagement. Si la communauté internationale pouvait aider à déraciner le mal. Cette racine est bien conclue. Comment veut-on que le gouvernement congolais mette fin aux violences sexuelles à l’Est si une partie du pays échappe, sur base des accords au contrôle de l’Etat congolais.
Les cinq chantiers
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Joseph Kabila ne pouvait pas terminer la rencontre avec ses hôtes sans parler des cinq chantiers dont la réalisation exige des moyens. Dans ce domaine, les partenaires de tous les bords ont pris l’engagement d’aider la Rdc.
Où en est-on ? Selon le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Rdc, Joseph Kabila leur a exprimé son indignation du fait que certains partenaires de la Rdc n’ont jamais réalisé leurs promesses en vue de rendre effective la réalisation des cinq chantiers. Pourquoi s’agite-t-on alors contre ceux qui tiennent à leur parole comme si le Congo avait exclu quelques partenaires? C’est une façon d’évoquer les contrats chinois sur lesquels le Congo n’a pas de comptes à rendre, même aux ambassadeurs des pays du Conseil de sécurité.
Au sujet de la hausse des prix des denrées alimentaires et du carburant, Alan Doss, lui et ses collègues, ont fait la promesse au chef de l’Etat de lui accorder tout leur appui en vue de trouver des solutions durables à cette question de la hausse des prix. La solution, selon Alan Doss, viendra de l’augmentation de la production des denrées alimentaires, mais aussi de l’amélioration des infrastructures. Car, il se pose en Rdc un vrai problème d’évacuation de la production vers les centres de consommation. C’est pour justement résoudre ce problème d’augmentation des produits agricoles.
C’est le sens de la construction des routes à laquelle sont engagés les partenaires chinois, les ambassadeurs, en liant les infrastructures à l’augmentation des produits agricoles, ont fait comprendre aux Congolais que les chantiers d’infrastructures c’est aussi le chantier du ventre. Les ambassadeurs et le chef de l’Etat congolais ont également évoqué le problème de la sécurité aérienne sans doute au regard de dernier crash de Goma. Le chef de l’Etat a partagé avec ses hôtes des mesures prises pour éviter la répétition des actes à l’avenir. La grande mesure à ce sujet, c’est le contrôle régulier et sans complaisance des aéronefs.
(Ern.)
JDG/L’Avenir
Last edited: 06/05/2008 12:47:21