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Bonjour | 16/05/2008 17:42 | English Make DC Home page | RSS feed

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Au regard de l’instruction du dossier, la culpabilité du mouvement de Ne Muanda Nsemi pointe à l’horizon. Après plusieurs semaines d’instruction, le procès des adeptes de Bundu dia Kongo (BDK), l’ex­-mouvement politico-religieux cher au député Ne Muanda Nsemi né Zacharie Badiengila, a bel et bien pris la vitesse de croisière à Mbanza Ngungu, territoire situé dans le district des Cataractes,  dans la province du Bas-Congo.

Ainsi donc, après la difficile étape d’instruction du dossier, qui se clôture ce mercredi 07 mai 2008, où avocats de la partie civile et de la défense se sont relayés aux côtés de leurs clients, c’est désormais la plaidoirie qui débutera le même jour pour permettre aux avocats de la défense de tenter de sauver les adeptes de Bundu dia Kongo sous l’œil observateur des éléments de Mission d’observation des Nations unies au Congo (MONUC). Bien entendu, pour sa part, le ministère public, représenté au procès par le premier substitut du procureur, ne manquera pas d’enfoncer le clou.

Ainsi, avec la plaidoirie qui prend place ce mercredi, le procès BDK entame la dernière ligne droite étant donné qu’après la plaidoirie, l’affaire sera certainement prise en délibérée pour permettre à la cour d’examiner les différents éléments afin de rendre son verdict dans une affaire qui a fait couler, non seulement beaucoup d’encre et de salive, mais aussi et surtout le sang des Congolais. Il est donc temps qu’on en finisse en établissant les responsabilités de manière à mettre un terme à l’impunité généralement entretenue par la politique.

A la lumière de l’évolution du dossier lors de l’instruction, où même des témoins ont été entendus, la responsabilité de Bundu dia Kongo saute aux yeux.

D’ailleurs, certains adeptes ont reconnu quelques exactions commises par leurs collègues qu’ils rangent dans la catégorie des extrémistes ou de brigands appelés en kikongo des « bimpumbulu ». Au nombre des exactions déplorées, il y a aussi des cas de morts parce qu’accusés de sorcellerie ou victimes de l’intolérance. Il a été démontré que les autorités de BDK étaient au courant de certaines exactions. Ce qui a poussé le chef de BDK à Luozi, M. Nkuzi, à se justifier en disant qu’ils avaient manqué de temps pour sanctionner les auteurs des exactions.

Le député Ne Muanda Nsemi, chef spirituel de Bundu dia Kongo, a-t-on laissé entendre lors de l’instruction, s’était juste limité à une engueulade au téléphone sur un cas d’exaction porté à sa connaissance et qui avait fait mort d’homme. Et cela sans compter la substitution aux différents services de l’Etat dans la province du Bas-­Congo, le dégarnissement des frontières et plusieurs autres faits à charge de BDK, il serait peut-être exagéré, à ce stade, de dire que tous les prévenus seront condamnés. Mais, toujours est-il que bon nombre d’adeptes de BDK accusés risquent de ne pas s’en tirer à bon compte.

Les révélations du procès de Mbanza-Ngungu peuvent-elles conduire à l’invalidation du député Ne Muanda Nsemi à la demande du tribunal ? La question reste posée. Mais, la responsabilité de son mouvement saute aux yeux et, parfois, ses propres adeptes le citent indirectement dans l’affaire. Il revient donc au tribunal de se prononcer à l’issue de la plaidoirie qui commence ce mercredi.

(Milor)

M. M./Forum des As

Last edited: 05/05/2008 16:44:42

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