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Bonjour | 12/05/2008 8:37 | English Make DC Home page | RSS feed

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Le Groupe de la Banque mon­diale vient d’approuver une en­veloppe globale de 160 millions de dollars américains de don de l’Association internationale de développement (IDA) pour le fi­nancement de trois projets en Rdc. L’appui ainsi fourni a pour but de soutenir la mise en oeuvre du «Contrat de gouvernance » adopté par le gouvernement, et d’établir les bases permettant au pays de par­venir à une croissance durable et à progresser dans le sens des Objectifs de développement pour le millénaire (ODM).

Cette enveloppe se dé­compose ainsi : 50 millions de dollars à titre de financement additionnel pour le Projet d’ur­gence de démobilisation et de réintégration; 60 millions de dol­lars de financement additionnel pour le Projet de compétitivité et développement du secteur privé et 50 millions de dollars pour Ic Projet de renforcement des ca­pacités de gouvernance.

Elle correspond à la Stra­tégie d’aide-pays que la Banque a définie pour la Rdc, et couvre les grands objectifs prioritaires vi­sés dans le Contrat de gouvernance, à savoir : quatre objectifs    de    portée intersectorielle (décentralisation, gestion des finances publiques, réforme de l’administration pu­blique, et transparence), et deux objectifs d’ordre sectoriel (ré­forme des entreprises publiques, et réforme du secteur de la sé­curité).

Le financement addition­nel pour le Projet d’urgence de démobilisation et de réintégration est complété par un apport pa­rallèle de 22 millions de dollars de la Banque africaine de déve­loppement et de 6 millions de dollars d’un fonds fiduciaire multi donateurs, ainsi que par un financement de contrepartie de la Rdc pour 22 millions de dol­lars. L’objectif est d’aider à met­tre en oeuvre l’accord de paix de Goma, élément essentiel au ré­tablissement de la paix dans l’Est du pays.

Venant en complément des actions menées par d’autres donateurs pour la réforme du secteur de la sécurité, ce finan­cement additionnel contribuera à mener à bien le processus de démobilisation et de réintégration des ex-combattants engagés en 2004 dans le cadre du projet ini­tial.

A ce jour, plus de 102.000 ex-combattants ont été démobi­lisés (et 69.000 d’entre eux réintégrés dans la société congo­laise), et 30.000 enfants enrôlés dans des groupes armés ont été relâchés.

L’objectif consiste à pré­sent à démobiliser 23.000 ex­combattants de plus, à libérer 9.000 autres enfants encore en­rôlés dans des groupes armés, et à assurer la réinsertion de plus de 60.000 ex-combattants (dont certains sont handicapés). Le projet initial a fait l’objet d’une enquête de la part du Service de déontologie institutionnelle de la Banque, et ce financement addi­tionnel a été conçu de manière à tenir compte des enseignements tirés de cette enquête.
Il s’appuie sur les élé­ments du plan d’actions que le gouvernement doit entreprendre en étroite collaboration avec la Banque afin de minimiser les ris­ques de détournement des fonds publics.

Le financement addition­nel pour le Projet de compétiti­vité et développement du secteur privé doit aider à transposer à une plus grande échelle les résultats obtenus dans le cadre du projet en cours, en cherchant en prio­rité à améliorer le climat de l’in­vestissement et l’accès aux ser­vices financiers, ainsi qu’à accélérer  la réforme des entreprises parapubliques.
Ces trois aspects conti­nuent en effet à faire le plus obs­tacle, en Rdc, à une croissance tirée par le secteur privé un mauvais climat de l’investisse­ment (la RDC était classée en dernière position dans l’édition 2008 du rapport Doing Business). Un faible niveau d’accès aux services financiers (à raison de moins de 100.000 comptes ban­caires pour 60 millions d’habi­tants), et des entreprises publi­ques peu performantes.

Le Projet de renforce­ment des capacités de gouvernance vise à mettre en place des pratiques adéquates de gestion des finances publiques, condition nécessaire au rétablissement de la crédibilité de l’Etat en tant que prestataire de services de base dans ce con­texte de sortie de conflit. Il éta­blira ainsi le cadre voulu pour la réalisation des quatre objectifs intersectoriels du Contrat de gouvernance, en ce qui concerne notamment la réforme du sys­tème de rémunération, la dé­centralisation budgétaire, et la réforme des mécanismes de ges­tion des recettes et des dépen­ses.

La mise en application de ce cadre se fera principalement à l’échelon de projets sectoriels tels que les deux annoncés
aujourd’hui, ainsi que ceux déjà en cours (pour la santé et I’édu­cation) ou envisagés (pour l’agriculture, la foresterie et le secteur minier). Le projet gouvernance a été conçu en étroite collaboration avec d’autres bailleurs de fonds, no­tamment le Programme des Na­tions unies pour le développe­ment, l’Union européenne et la Coopération belge. Bien qu’il soit axé sur trois provinces (Bandundu, Katanga et Sud­-Kivu), sa mise en oeuvre s’ins­crit dans un programme de por­tée globale placé sous la tutelle du ministère de l’Intérieur, qui se donne pour but de couvrir I’en­semble du territoire.

Le Potentiel

Last edited: 03/05/2008 14:30:55

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