Ce n’est certes pas demain que l’ancre va sécher et les langues se délier au sujet de ce qui peut être aujourd’hui considéré comme affaire Onatra-Progosa, du nom de ce groupe espagnol à qui le gouvernement se propose de confier la gestion de l’Office national des transports.

Au regard des paramètres en présence ainsi que de certains témoignages, ils sont nombreux ceux auprès de qui ce partenariat suscitent quelques inquiétudes.
La décision prise par le gouvernement lors du conseil des ministres du 21 décembre 2007 déclarant la compagnie espagnole adjudicataire du mandat d’assistance technique et de gestion d’une durée de deux ans de l’Office national des transports suscite inquiétude et appréhension dans la mesure où la firme espagnole est totalement inconnue en RDC en plus que l’envergure et la taille de l’Onatra n’ont aucune commune mesure avec ce qu’elle a eu a gérer jusqu’ici.
Par ailleurs, le passé et la véritable identité de l’homme- clé et principal bénéficiaire de ce deal fait craindre une descente aux enfers de l’Onatra. M. Jacques Dupuydauby, puisque c’est de lui qu’il s’agit, fut l’actionnaire majoritaire de la compagnie aérienne Bravo Air Congo qui a sombré corps et biens après seulement six mois d’exploitation. Alors que ce dossier est pendant au Tribunal en attendant de dédommager les actionnaires congolais visiblement roulés dans la farine, on s’étonne que le gouvernement Gizenga, chantre de la bonne gouvernance, se soit aussi facilement laissé embobiner.
Ceux qui connaissent les méthodes de ce Monsieur au regard de ce qu’il fait subir à ces anciens associés congolais alors que la Justice leur a donné raison sur toute la ligne ont très peur pour l’Onatra. Ils rappellent à cet effet, que, son passé en Afrique constitue, par ailleurs, un autre indice qui aurait exigé la prudence.
Au Gabon, au Togo, au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso, ses démêlés avec la justice ne sont pas passés inaperçus. Il en est de même de la France où, le 07 mai 1996, il s’est frotté à la Police. Le groupe Bolloré victime de ses agissements avait déposé une plainte pénale en Espagne en mai 2005 pour abus des biens sociaux.

Pour revenir à son passage au Togo, les juridictions saisies de ce pays ont rendu deux jugements en 2006 qui ont qualifié de frauduleux ses montages. L’argent provenant de l’exploitation du port de Lomé a plus servi le gestionnaire que le Togo.
Et encore, renchérissent les défenseurs des intérêts de l’Onatra, loin de réaliser ses engagements conformément à la convention de concession qu’il avait signée avec les autorités togolaises, le groupe Progosa s’est plutôt lancé dans le développement de tout ce qui pouvait directement servir ses intérêts.
On rappelle que du vivant du président Eyadema, le patron de Progosa avait organisé par deux fois la cérémonie de pose de la première pierre de la construction d’un nouveau quai au port de Lomé. Jusqu’’ici, ce quai n’est pas réalisé.
Au regard de tout ce qui vient d’être avancé, ceux qui aiment le pays et l’Onatra se demandent ce qui a pu prendre le gouvernement pour signer un contrat qui met en péril l’un de grands poumons de l’économie nationale.
(Yes)TBK/La Référence Plus
Last edited: 30/04/2008 17:01:40