Révélation d’une plainte portée contre la République démocratique du Congo en la personne du Chef de l’Etat dans une affaire de conflit autour d’étiquettes de marque de bière querellées par deux concurrentes entreprises privées établies en Rdc.

Les confidences du député national Richard Muyej Mangeze Mans dans ses remarques sur la controverse autour de l’escalade verbale déclenchée récemment entre la RDC et la Belgique par le ministre belge des Affaires étrangères ont permis de mettre la puce à l’oreille sur une plainte en justice dans laquelle est assignée la République démocratique du Congo pris en la personne du Chef de l’Etat. Il s’agit d’une plainte autour d’une question de propriété industrielle sur des étiquettes de marque de boisson alcoolique.
Le fait surprenant dans ce dossier est que l’on soit arrivé jusqu’à impliquer « la personne du Chef de l’Etat » dans le règlement en justice d’un conflit entre deux entreprises concurrentes se disputant une étiquette e marque industrielle. Le député Muyej qui a évoqué et révélé la scandaleuse affaire s’est étonné, ainsi qu’il l’a déclaré que « dans une affaire tout à fait logique réglée par un ministère du gouvernement, une entreprise privée installée à Kinshasa, s’est permise de porter plainte contre l’Etat congolais, à travers le Chef de l’Etat, parce que, par une correspondance tout à fait régulière, un ministre a demandé au responsable de cette entreprise de se mettre en règle face à une attitude affichée et qui glissait vers une provocation dans le cadre simplement de concurrence entre entreprises installées au pays ».
Pour le député national, il y avait lieu d’épargner une mise en cause de la personne incarnant l’Etat dans cette affaire, à moins que cela dénote une attitude de déconsidération de la haute autorité de l’Etat comme dans le cas de la vexation entourant les propos du ministre belge des Affaires étrangères s’adressant au président de la République. Le ministre Karel De Gucht n’est apparemment pas un cas isolé dans la tendance à l’apostrophe des autorités congolaises même pour des remarques sur des questions du domaine privé.
Dans tous les cas, comme l’assignation à comparution donnée par l’instance judiciaire devant laquelle a été traduite l’affaire spécifie clairement l’autorité mise en cause, il va revenir à la même instance du tribunal de commerce de Kinshasa-Gombe s’entend, de statuer sur le dossier, au cours d’une audience publique fixée au 28 mai 2008. L’occasion sera alors donnée de fixer les esprits sur cette nouvelle affaire dans laquelle on veut éclabousser le Chef de l’Etat et laisser croire que tout ne marche pas par sa faute. C’est à croire qu’il va entrer dans les mœurs de tout partenaire congolais toute licence de libre invective même de l’autorité qui incarne l’Etat congolais. A peine croyable !
DN/MMC
Last edited: 30/04/2008 18:08:20