En dépit de ses remarques proférées en face du Chef de l’Etat congolais sans porter des gants, le chef de la diplomatie belge aura été le premier responsable occidental à critiquer sans ménagement non plus le rôle négatif de Kagame dans la déstabilisation de la RDC et de toute la région des Grands Lacs.

La délégation ministérielle beige a achevé sa visite dans la région des Grands Lacs par Bujumbura où elle a eu à rencontrer le président Nkurunziza. L’escale du Cameroun au départ du Burundi n’a pas empêché le chef de la diplomatie belge de prendre position sur l’influence de Rwanda parle de l’insécurité à l’est de la République démocratique du Congo.
Il accuse, de ce fait, le gouvernement rwandais de refuser catégoriquement d’ouvrir un dialogue avec les rebelles Hutus présents dans les deux Kivu.
Et d’ajouter en dressant le bilan de sa tournée dans les Grands Lacs le Rwanda pourrait jouer un rôle plus positif dans la solution dans l’est du Congo, pour aider le Congo à sortir du marasme. Il ne le fait pas.
M. De Gucht a ainsi regrette que le Rwanda laisse se pratiquer le commerce de produits provenant de RDC, suggérant de renforcer le contrôle sur les aéroports proches de la frontière rwando-congolaise.
Entre-temps sur le terrain, la localité de Nyamilima, à plus de 100 kilomètres au Nord-est de Goma, territoire de Rutshuru, était dimanche soir le théâtre de combats. Les FARDC auraient été attaquées par une coalition de Maï-Maï du mouvement de la révolution populaire du Kivu avec des dissidents des FDLR du colonel Jean Claude Muhire.
C’est en pleine cité de Nyamilima que les FARDC de la 6e brigade intégrée ont combattue contre les Maï-Maï et les FDLR pendant 30 minutes, à partir de 19h00. Les responsables de la 6è brigade intégrée précisent que ces groupes armés ont attaqué l’état-major des FARDC situées sur une colline de cette cité. Mais, les FARDC ont utilisé des mitraillettes pour faire face à cette avancée composée uniquement des FDLR vers leurs positions. Les FDLR, contraints d’abandonner la lutte, se sont repliés dans le parc de Virunga, d’où ils étaient venus, indique le commandant la de la 6e brigade intégrer. Le même responsable ne donne aucun bilan de cette attaque.
De Gucht durcit le ton contre les rebelles burundais
Cependant à Bujumbura, l’entretien porte sur la situation intérieure du pays, toujours très instable, et sur l’aide que la Belgique apporte au Burundi, dont elle, est le premier bailleur de fonds.
Il y a quelques jours a peine, le capital burundais était encore la cible de pilonnage de la part des forces du FNL, réfugiées dans les collines qui surplombent la ville. Quand en a signé un accord, on le respecte. Mais plutôt que de se rendre, le FNL a attaqué Bujumbura a regretté le ministre belge des Affaires étrangères.
Sur le plan de la Coopération la Belgique doit prendre bientôt la décision de prolonger les projets qu’elle finance dans ce pays. Ils sont de plusieurs natures : une aide à l’éducation, une des conditions essentielles du développement du Burundi, une aide alimentaire et un soutien à l’initiative économique. M. Michel a promis de revenir prochainement au Burundi pour évaluer les besoins.
Si le sous-sol du Burundi ne recelait pas autant de richesses que son immense voisin, le Congo, il pourrait tirer plus de revenus de L’exportation de son sucre, de son thé, de son café. Mais, il aussi, la corruption et l’incompétence font des ravages, de sorte que le pays est dans une dramatique situation d’impécuniosité.
Il serait même en situation de faillite virtuelle : en 4 mois, le budget de l’année aurait été épuisé, au point que certaines missions politiques à l’étranger ont été annulées.
(Milor)Le Palmarès
Last edited: 29/04/2008 16:05:25