7 ans après son lancement, l’Association des ressortissants du Bas-Fleuve (Arebaf) section Kintambo a organisé sa sortie officielle en présence de ses membres et d’autres invités sous la présidence de son président Mbumba Nzuzi Ronaphar.

La section Arebaf (Association des ressortissants du Bas-Fleuve commune de Kintambo a organisé le samedi 19 avril la cérémonie marquant sa sortie officielle, 7 ans après sa mise en place intervenue en 2001, à la terrasse Rona qui sert de son siège, située au 123 de la rue Jean Bolemba dans la même commune. Présidée par son président M. Roger -Nathalis Mbumba Nzuzi « Ronaphar », cette cérémonie a atteint son point culminant avec l’ambiance distillée à la discothèque qui pour la circonstance a préparé la musique du terroir, c'est-à-dire les œuvres du Kintueni ou encore folklore yombe,il fallait s’y attendre, dont les chansons ont dominé de cette soirée festive. Mais la musique typique et la rumba congolaises étaient également au menu.
Même si l’absence de plusieurs invités parmi lesquels les membres d’honneur et autres notabilités du Bas-Fleuve, qui n’étaient pas nombreux à ce rendez-vous, rien n’a été enlevé au caractère solennelle de cet événement, surtout que cette rencontre était d’abord une occasion de retrouvailles entre les membres, une centaine au moins parmi les 150 recensés à Kintambo, selon leur président. Mais on en compte plusieurs autres centaines. Ils étaient pour la circonstance, tous habillés en uniforme cousu en pagne dénommé «Table ronde», rappelant la fameuse rencontre sur l’avenir de la Rdc tenue en 1960 et à laquelle ont participé plusieurs personnalités du Bas Congo, du Bas-Fleuve en particulier.
Le président général de l’Arebaf , empêché a été représenté par son secrétaire général. Mais l’on a aussi noté la présence des représentants des comités Arebaf d’autres communes ainsi que d’autres associations partenaires regroupant les ressortissants du Bas- Fleuve. Il en st de même du Bourgmestre de Kintambo qui l’était par le chef du Quartier Tshinkela où se situe le siège de l’Arebaf Kintambo.
Dans son mot, le président Ronaphar a, après le souhait bienvenue à ses invités, fait observer un moment de silence en mémoire de quelques membres de son association qui sont déjà décédés. Citant nommément ces derniers, il a rappelé que tous étaient des notables de la commune. Il s’agit, a-t-il dit, de M . Albert. Buthiemuni (membre d’honneur) Clément Mayanama Khodi (Membre d’Honneur) Ernest Mvumbi Tsasa (Conseiller juridique) Christophe Mabanga Mambizi (Trésorier sectionnaire).
Pour lui, ce jour était mémorable et significatif pour 1’Arebaf Section Kintambo qui, a-t-il souligné, s’ouvre à l’horizon devant ses membres effectifs dans ce qu’il a appelé, le magnifique cadre florissant de la terrasse Rona.
Arebaf : 73 ans déjà
Evoquant l’historique de cette organisation, il a expliqué que l’Arebaf qui regroupe les territoires de Boma, Lukula, Moanda, Seke- Banza et Tshela puise ses origines il y a 73 ans des cendres de la « Mutuelle Mayombe », créée en 1935 par un groupe des domestiques venus du Bas Fleuve, avec leurs patrons Blancs en mutation à Léopoldville (l’actuelle Kinshasa).

Ces blancs, pour la plupart, n’étaient que des agents ou administrateurs territoriaux de la Colonie belge, a poursuivi M. Mbumba Nzuzi qui a indiqué, pour ne pas perdre la culture yombe et surtout pour ramifier la solidarité, ces domestiques « boys », bien que ne se rencontrant pas chaque jour. Mais du moins, a-t-il précisé, ils se retrouvaient une fois par semaine le dimanche.
Le président sectionnaire de l’Arebaf Kintambo est allée jusqu’à décrire comportement vestimentaire de ces pionniers de l’Arebaf et le caractère festif mais aussi humanitaire et solidaire de leurs rencontres en relevant :« vêtus tous en blanc, la couleur de leur uniforme, ils partageaient ensemble leur joie et peines en pensant aussi aux leurs, restés au Mayombe ».
Selon le président Mbumba Nzuzi, la Mutuelle Mayombe qui n’était autre qu’une association de fraternité rencontra un accord favorable des employeurs blancs, lesquels encouragèrent leurs domestiques d’obtenir son agrément auprès de l’autorité de la ville de Léopoldville.
L’Association, a-t-il indiqué, s’était vue plus tard dotée des statuts et d’un règlement d’ordre intérieur. Cependant, il était soumis à l’autorité et la surveillance coloniales et entre temps ses fondateurs et co-fondateurs furent Feux papas Léon Niati, François Mbula, Simon Mvuemba, Mabiala Mango et les autres membres, jouissaient de l’estime coloniale et de la popularité autochtone.
Il a en outre souligné que dès 1960, la Mutuelle Mayombe a changé d’appellation en Alliance des ressortissants du Mayumbe, (Arema) et sera dirigée par feu papa Patrice Nyimi et ses condisciples, communément appelés les « Evolues » ou intellectuels de l’époque.
Entre les années 1960 et 1970, comme tout groupe ethnique, l’Arema ne sera pas non plus épargnée de toutes les vicissitudes du temps. D’où, elle sera dirigée par l’équipe des feus papas Nzita-Nkanzu « Kanda te, NgomaMbodo alias Bolingo bar et autres.
Naissance du Dafoma
Les Danses folkloriques du Mayombe, (Dafoma), feront leur apparition en 1968 en vue de permettre à la tribu yombe de se retrouver et se recréer cette fois, avant de porter le nom de Kintueni, pour pérenniser à travers la musique la culture et des Arts. Ce groupe, utilisait au départ des instruments peu développés comme la guitare sèche et un morceau de bambou fuselé appelé « Disoso » ou « Didiadia » qui servait de basse et sur lequel on soufflait par la bouche, précisant par la même occasion qu’après, ces groupes étaient dotés des instruments modernes, et se verront s’installer dans près d’une vingtaine de zone ou communes de la capitale.

De même, a-t-il annoncé, c’était le premier groupe à pouvoir engager et payer un salaire aux musiciens. Vers 1996, était créée l’Association Nzola (un mot composé signifie amour en français) et dont la lettre N signifie : Nous Ressortissants ; Z : zones de Moanda, Boma, Lukula, Seke Banza et Tshela ; O : oublions nos divergences pour l’intérêt supérieur de notre peuple ; L : lançons nous au développement de notre contrée Bas-fleuve, A :autour de notre trilogie se connaître, s’aimer, s’entraider.
Ceci par une vision du feu Clément Mavungu ma Nsuami Maphar, Mbumba Nzuzi Ronaphar et consorts, a expliqué le président sectionnaire de l’Arebaf Kintambo qui a noté que la politique du pays n’avait pas permis sa continuité.
C’est, a-t-il déclaré, en 1999, à l’initiative de M. Léonard Muaka Mbele « Pamabel » que fut ressuscitée l’idée de feu Maphar sous l’appellation « Alliance des ressortissants du Bas-fleuve » (Arebaf ) .
M. Ronaphar a expliqué que plusieurs communes deKinshasa sont ont implanté 1eurs sections respectives dont celle de Kintambo qui est son initiative et qui ce jour, fêtait son 7ème anniversaire. « Le 11 mars 2001, est date que j’avais convoqué les ressortissants des 5 territoires composant le Bas-Fleuve et la présidence fut confiée au Docteur Raphael Dieka Malonda. Trois ans après, c’était la fin de son mandat et nous avons repris l’« Arche de Noé » l’Arebaf Section Kintambo », a-t-il révélé en indiquant que celle-ci dispose d’un son propre règlement d’ordre intérieur et qu’à partir de sa caisse, elle assiste ses membres en leur accordant de petits crédits pour quiconque le désire et ce, de 30 à 150$ pour les vendeuses de pains et pour tout autre besoin ou autres cas sociaux tels que les maladies et les décès. Elle se nous réunissons tout le 2ème samedi du mois et tout le 3ème dimanche du mois et avons la particularité du système « Pesa gentil » après avoir passé un mois sans nous voir, nous nous partageons un verre de fraternité.
L’Arebaf, a-t-il annoncé, compte initier des projets collectifs rentables dans le cadre de la lutte contre le Vih/ Sida.
Pour terminer, il a présenté aux participants les membres d’honneur ainsi que du comité et les représentants des quartiers qui composent la Commune de Kintambo. D’autres discours ont été entendus ce jour. C’est le cas de celui du représentant du Président général de l’Arebaf.
Boni Tsala/MMC
Last edited: 29/04/2008 17:43:55