Absente à Ouagadougou en raison des préparatifs de la célébration de cette fête solennelle « Mamou Nationale » s’est faite représenter par la chanteuse ivoirienne, Aïsha Koné.

Le 25 avril dernier à Ouagadougou au Burkina Faso, la RD Congo a encore été à l’honneur sur les planches d’une manifestation culturelle à dimension continentale. Ceci, grâce au couronnement de Tshala Muana en faveur de son apport considérable à l’évolution de la musique africaine.
A cet effet, il lui a été décerné le «Kunde » d’honneur, un trophée qui certifie sa grandeur artistique, à l’issue de 30 ans d’une formidable carrière musicale. Notons que les « Kunde » sont la plus grande manifestation annuelle de la musique au Burkina Faso. Celle-ci récompense les artistes musiciens les plus prisés du moment dans différentes catégories.
Absente à Ouagadougou en raison des préparatifs de la célébration de cette fête solennelle « Mamou Nationale » s’est faite représenter par la chanteuse ivoirienne, Aïsha Koné. Cette dernière, attendue aujourd’hui à Kinshasa, lui remettra cette récompense, le mercredi 30 avril prochain. lors de la cérémonie festive prévue au parking du Grand Hôtel de Kinshasa.
A ce propos, il sied d’indiquer que toutes les batteries sont déjà mises en marche pour la réussite de ces réjouissances. Sur le ciel de Kinshasa, l’événement est annoncé par un spot publicitaire et par des banderoles. Et déjà, il est indiqué l’arrivée des convives de « La Reine de Mutuashi ». La chanteuse malienne Ami Koita puisqu’il s’agit d’elle, a foulé, depuis hier, le sol kinois. D’autres artistes, comme Lokwa Kanza, Jacob Desvarieux et Awilo Longomba, atterriront, sauf imprévu, mardi dans la journée. Ceux-ci s’associeront à la crème des musiciens présents à Kinshasa pour honorer « Mamou Nationale ». Parmi eux, on cite Simaro Masiya, Papa Wemba, « Félix Wazekwa, Dakumuda, Lambio Lambio, Marie Misamu ainsi que d’autres invités surprises. Toutes ces figures emblématiques viendront témoigner a suffisance leur reconnaissance à cet illustre artiste pour son apport dans l’évolution de l’art musical africain.
La reconnaissance tarde à se manifester en RD Congo !
Au regard de cet échantillon représentatif, il va sans dire que cet événement n’est nullement mineur. Can, 30 ans de carrière musicale avec succès il faut le faire. Bien que l’on dise que « nul n’est prophète chez soi », la ville de Kinshasa est favorable à honorer la « Reine de Mutuashi ».
Cependant, plus d’un observateur estime que la RD Congo, toute entière, devrait complimenter cette chansonnière par une récompense d’envergure. Elle qui a su impulser cette danse ainsi qu’un rythme mythique emballant et une langue (le Tshiluba), au devant des scènes internationales. Et par ce fait a révélé les valeurs artistiques ancestrales de ce terroir.
Pour ce faire et au regard de l’apport artistique qu’elle a su donner au profit de l’émergence de la culture africaine, en général, et congolaise, en particulier, « Mamou Nationale » mérite bien un soutien considérable. Ainsi, sous la houlette du gouverneur de la ville, André Kimbuta, Kinshasa est disposée à exalter les mérites de cette grande dame de la chanson.
Aussi, faut-il ajouter, Mme Janet Kabila (Coordonnatrice de la Fondation Kabila) M. Vital Kamhere (Président de l’Assemblée Nationale), M. Darwezi (Ann), M. Evariste Boshab (Secrétaire génénal du Pprd), M. Katumba Mwanke (Député national), M. Jean-Claude Massangu (Banque centrale du Congo), M. Tambwe Muamba (Député national); M. François Beya (Anr) ainsi que d’autres personnalités et la Bralima, qui se sont mobilisées pour la grande fête.
Cependant, loin de faire appel à une considération tribale, nombre important des observateurs estiment qu’en dépit de les festivités, l’honneur revient au « Grand Kasaï ». Ce dernier, selon leur thèse devrait se mobiliser pour rendre un vibrant hommage à Tshala Muana, de son vivant.
(Milor)Bob Ambongo/Uhuru
Last edited: 30/04/2008 18:54:46