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Bonjour | 18/05/2008 17:25 | English Make DC Home page | RSS feed

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Le lancement des travaux de construction d’une autoroute reliant le poste frontière de Kasumbalesa et la ville de Lubumbashi a été salué par tous les Congolais comme un signal fort du démarrage des cinq chantiers du Chef de l’Etat. Que d’espoirs cela a-t-il suscité dans l’opi­nion en termes de désen­clavement d’une partie non moins importante du pays, notamment les provinces du Katanga, des deux Kasaï et du Maniema! Sur le plan social, cette autoroute va créer de nouveaux emplois directs et indirects pendant et après les travaux et va donner un coup de pouce aux investissements prove­nant de tous les horizons. Certes, tous les feux des caméras ont été braqués sur la capitale de la pro­vince du Katanga, mais il ne reste pas moins vrai que les recettes générées par cette voie des communications en termes de droits de péage seront revues à la hausse pour le bonheur du trésor public.

Selon des sources généralement bien infor­mées, à l’heure actuelle et dans l’état où se trouve cet­te route, les recettes varient journellement entre 80.000 et 100.000 dollars Us. Ces travaux, a-t-on appris, Se­ront exécutés par des équipes chinoises dans le cadre d’un financement de l’ordre de 6,5 milliards des dollars Us.

Les Chinois partenaires de la MIBA

Reste que les chi­nois ne se limitent pas uni­quement au Katanga. Grâce au soutien de Joseph Ka­bila, ils ont jeté leur dévolu sur le Kasaï en mettant sur la table le projet d’un contrat garantit par la MIBA pour un financement atteignant plusieurs milliards de dollars Us.

Ce financement porte aussi sur les infrastructures et Servira à la relance de cette société minière dans le cadre d’un partenariat sur des gisements de chrome, de nickel, du cuivre, du fer et d’autres minerais situés dans les deux provinces, mais faisant partie de la concession de la MIBA.

Des études de faisabilité ont été réalisées par une équipe conjointe composée des experts de deux parties au contrat sur des cartes mi­nières qui existent depuis longtemps et que le quo­tidien de l’avenue colonel Lukusa avait eu la primeur de rendre publiques il y a dix ans.

Des infrastructures de base

Les premiers chan­tiers miniers concernent les gisements situés dans deux localités, à savoir Nkonko et Lutshatsha au Kasaï Occi­dental. Et pour cela, les Chi­nois ont déjà commencé les études de la construction d’une ligne de chemin de fer qui va relier la grande ligne traversant l’Angola pour le port de Lobito. Pour désen­claver les deux Kasaï, les Chinois projettent de cons­truire une autoroute traver­sant l’ensemble du Kasaï et reliant celui-ci aux provinces du Katanga, du Bandundu et du Maniema. Des travaux qui demandent un tonnage important des matériaux dont notamment le ciment. C’est pour cette raison que deux cimenteries devraient être construites pour appuyer ces travaux et bien d’autres et faire ainsi des économies en devises étrangères.

Côté énergie, les partenaires chinois pré­voient deux solutions avantageuses. Notamment le soutirage de l’énergie élec­trique à partir de la ligne Inga-Shaba de l’ordre de 200 Megawatts et le ren­forcement de la centrale de Tshiala dont la production va passer de 18 à 30 Me­gawatts. Cela suffit pour alimenter les principales villes du Grand Kasaï et de nombreuses localités, mais bien entendu les sites d’exploitation des mines qui constituent l’objet primordial de ce contrat de plusieurs milliards de dollars Us.

Le chef de l’Etat poignardé dans le dos

Mais au moment où ce dossier qui bénéficie du soutien actif du Chef de l’Etat est en train d’être fi­nalisé par les deux parties, l’on apprend que certains caciques veulent saborder l’initiative présidentielle en remontant à la surface un pays membre de la SADC porteur d’un projet qui n’ap­porte aucune solution aux vrais problèmes qui se po­sent aussi bien à la Miba, au centre du pays dans son ensemble, qu’en termes d’ouverture de différentes provinces congolaises les unes aux autres.

Le projet de contrat avec ce pays membre de la SADC qui bénéficie des appuis de certains poids lourds du régime en place ne prévoit pas la construc­tion des infrastructures de base à caractère Socioéco­nomique. En outre, ce finan­cement risque de connaître le sort peu enviable de ceux dont la moitié a été englou­tie à Kinshasa dans diver­ses operations de ristourne ou d’appui à tel ou tel be­soin urgent. La crainte formulée par les observateurs se situe à ce niveau-là, car le débiteur sera obligé de rembourser la totalité du crédit qu’il n’a pas du reste consommé totalement.

La question que tout le monde se pose est celle de savoir comment on peut se dire kabiliste et travailler activement contre l’action de celui-ci en faveur du développement intégré de la République? Comment peut-on chanter à longueur des journées le triomphe de cinq chantiers et oeuvrer en même temps pour l’échec de ceux-ci? Les Brutus ont manifestement les reins in­sensibles et il faut espérer qu’on les obligera à chan­ger d’avis. L’échéance de 2011 est à ce prix.

(Ern.)

Fidèle Musangu/Le Phare

Last edited: 30/04/2008 18:06:30

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