La reprise d’accrochages au Nord-Kivu entre les FARD et le groupe armé PARECO n’hypothèque pas le Programme Amani, croit savoir le principal animateur qui pilote ce programme Paix au Kivu, en l’occurrence l’Abbé Apollinaire Malu Malu.

Réaction de l’abbé Apollinaire Malu Malu, président du programme Amani, aux accrochages et affrontements qui ont eu lieu depuis le week-end dernier au Nord et au Sud- Kivu. Pour lui, la stabilisation de ces deux provinces passe par le respect du traité de Nairobi et la mise en œuvre du programme Amani.
L’abbé Malu Malu reconnaît que le programme Amani est à son début. Selon lui, ce sont les mouvements politico-militaires et les FARDC qui doivent donner le ton pour le rétablissement de la paix. Rappelant le traité de Nairobi, le président du programme Amani a indiqué que l’application de ce traité est de la responsabilité des gouvernements congolais et rwandais avec les partenaires internationaux comme témoins. Pour le moment, a indiqué l’abbé Malu Malu. Les parties sont à la phase de sensibilisation qui devait s’arrêter au 15 mars. Toute fois, le gouvernement congolais a commencé avec le déploiement des FARDC (Forces armées de la République Démocratique du Congo), avec l’appui de la Monuc pour lancer la pression militaire sur les FDLR. Ceux-ci doivent comprendre qu’après, s’ils ne se rendent pas, tôt ou tard, ce sera par la force, a-t-il conclu.
Pour rappel, le programme Amani concerne le désarmement des milices congolaises présentes dans les deux Kivu alors que le traité de Nairobi règle le sort des éléments hutus rwandais (FDLR) encore présents à l’Est de la RDC.
Calme total à Vuhoyo
Le calme est revenue dimanche à Vuhoyo après 20 minutes d’échange des tirs entre des éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (Fardc) et ceux des Patriotes résistants congolais (Pareco). La précision a été donnée par le commandant de la 8ème Région militaire, général Vainqueur Mayala qui indique par ailleurs à cause de cette escarmouche sur les antennes de la radio Rtg@ captée dans la capitale, le général parle d’un malentendu qui aurait poussé les éléments Pareco de soupçonner une attaque des Fardc sur leurs positions. La source mentionne qu’un détachement Fardc parti en patrouille vers le lac Albert a été assimilé à des assaillants par des Pareco positionnés dans les environs et, il s’en est suivi ce bref contact signalé tôt le matin hier. Après avoir contacté les uns et les autres, le commandant de la 8ème Région militaire affirme que le calme règne dans ce secteur.
Il serait malheureux de voir l’affrontement dégénéré entre ces deux groupes qui sont liés au cessez-le-feu décrété à l’issue des assises de Goma au mois de janvier dernier. Les Pareco et les Fardc signataires de l’acte d’engagement pris à la conférence de Goma ne doivent logiquement plus se tirer dessus, moins encore manifester de prétention d’occuper une zone tenue par l’autre partie. Il en est de même pour le Cndp de Laurent Nkundabatware. Cependant, la multiplicité des groupes armés dans cette province demande aux uns et aux autres de rester toujours sur le qui-vive car les Fdlr sont vite arrivées. La présence de ces rebelles hutu rwandais qui ne sont pas partie prenante à l’accord de Goma et des dissensions signalées au sein de leur mouvement compliquent davantage la situation sécuritaire au Nord-Kivu. Dans la périphérie du lac Albert particulièrement, des combattants des Fdlr, Pareco et Fardc partagent dangereusement des zones à la base du sentiment de suspicion pour chaque mouvement observé en face. Et de nuit bisque tous les chats sont noirs, la distinction des unités devient fastidieuse à tel point qu’une troupe peut-être prise pour une autre.
Vuhoyo où sont partis les tirs de dimanche est une localité effectivement située après de 5 km de Kamandi le long du lac Albert.
(Ern.)La Prospérité/L’Avenir
Last edited: 28/04/2008 17:40:29