Il faut reconnaître que le but visé par les Belges c’est de mettre Joseph Kabila mal à l’aise, l’empêcher de réussir son mandat afin que sa chute intervienne.

Compte tenu de l’expérience du passe, qui fait que quiconque voulait les intérêts congolais contre ceux de la Belgique, a payé cela dans le sang, par la mort, Karel De Gucht est d’avis que Joseph Kabila sera oblige de vivre dans la peur et par conséquent, il perdra - pour utiliser le langage des sportifs - son punch.
Même si le Premier ministre belge doit faire le déplacement du Congo pour « calmer la tempête », pense-t-on, on est en droit de se demander combien de fois la Belgique aura-t-elle à faire des mea culpa ? Le Premier ministre belge qui s’est dit solidaire de la politique de Karel De Gucht est-il mieux place pour calmer la tempête ? Ou tout simplement Leterne viendrait-il en Rdc à la recherche de l’incident annoncé par Joseph Kabila ?
Car, en effet, s’il vient avec la même prétention que le Congo serait un bien belge, il ne sera pas mieux reçu que Karel De Gucht. Dans ce cas, il serait mieux qu’il ne vienne pas.
Il reste à Joseph Kabila ou de faire le bonheur des Congolais en allant de l’avant ou de revenir sur ses pas afin en se mettant sous es ailes protectrices du néocolonialisme belge. Dans ce dernier cas, les Congolais doivent dire adieu au développement. Car, ils ne pourront plus user de leur sous-sol ainsi transformé en une réserve stratégique de la Belgique.

Dommage de parler sous ce ton qui fait croire que toute la Belgique partagerait les manières de Karel De Gucht encore moins du gouvernement Leterme. Car, il existe des belges comme Flahaut qui a fait comprendre à Karel et autres qu’ « un partenariat, ce n’est pas seulement des chiffres, c’est une relation de confiance entre des responsables, et cette confiance se gagne dans la durée », avant d’ajouter que « La Belgique est encore acceptée autour de la table mais elle n’est plus le partenaire exclusif ni même privilégié, qui peut se permettre d’expliquer ce qu’il faut faire en levant le gros doigt ».
Flahaut s’est enfin inquiété « de l’attaque frontale et peu diplomatique contre les autorités politiques du Congo » avant de rappeler à ses compatriotes qui semblent l’oublier, que « le Congo est un Etat souverain ».
Joachim Diana/L’Avenir
Last edited: 29/04/2008 15:06:04