« 16 ans au service de l’administration coloniale belge et 12 ans, au service du Congo indépendant, ponctuent par un perpétuel combat de tous les jours ».
La littérature congolaise vient de s’enrichir d’un nouvel ouvrage intitulé « Ma vie, un rude combat ».Imprimé en Belgique en mars 2008 par les éditions Clepsydre, ce livre de 188 pages n’a aucune coloration politique, se presse de dire son auteur. Il s’adresse d’abord à ma famille qui y trouve son origine, souligne l’auteur qui pointe aussi les agents et fonctionnaires de l’administration publique, les agents de l’actuel Onatra, les agents de l’actuelle Sncc et tous ceux et celles qui s’intéressent objectivement et sans parti pris a l’histoire de la naissance du Congo indépendant.
Il justifie sa percée dans l’histoire de la naissance du Congo indépendant pour avoir vécu deux époques: celle de la colonisation et celle de l’indépendance. Né en 1927 à Lusambo, au Kasaï oriental, de père haut fonctionnaire belge et de mère congolaise- fille d’un chef de tribu Nsapu Nsapu répondant au nom de Jeanne Kalombo Koni, Paul-Louis Kabasubabo parle de sa naissance, de leur abandon ( lui, son frère aîné et sa mère) par leur papa fonctionnaire colonial, de sa scolarisation à la Colonie scolaire de Boma - un internat tenu par les Frères des écoles chrétiennes ou régnait une discipline de fer de sa vie professionnelle entamée en 1945.
« 16 ans au service de l’administration coloniale belge et 12 ans, au service du Congo indépendant, ponctuent par un perpétuel combat de tous les jours », souligne-t-il. Il déplore l’ingratitude de l’Etat employeur.
« Malgré d’éminents services rendus, ni la Belgique pour la période d’avant l’indépendance, ni le Congo, après l’indépendance, ne se soucièrent de l’ancien serviteur que je fus. Pour rune, je n’avais pas la nationalité belge pour pouvoir bénéficier d’une pension belge, et pour l’autre, je n’étais qu’une quantité négligeable quoique j’eusse atteint le plus haut sommet administratif a qui l’on remet la contre-valeur de 11 dollars US par mois comme pension pour mes bans et loyaux services, tandis que l’expatrié parti en même temps que moi jouissait d’une allocation de plusieurs millions de francs belges « a-t-il, il très peiné.
(Milor)Uhuru
Last edited: 26/04/2008 09:52:41