Le ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht et des membres de la délégation du gouvernement de ce royaume en visite de travail en République démocratique du Congo vont se rendre ce vendredi à Bukavu au Sud-Kivu.

Les officiels belges sont arrivés jeudi à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu dans l’objectif de lancer le programme Amani, une activité qu’ils comptent poursuivre dans la province voisine du Sud-Kivu. A l’étape du Nord-Kivu, la délégation belge s’est rendue en territoire de Masisi en compagnie du coordonnateur de ce programme, l’abbé Apollinaire Malulu, alors que dans le Sud-Kivu, la radio Rtg@ captée jeudi dans la capitale signalait également l’étape d’Uvira.
Cette tournée est également placée sous le signe d’une prise de contact avec les autorités locales dans le but de pacifier cette partie de la République démocratique du Congo à en croire Karel De Gucht relayé par radio Okapi. A cette source, son collègue chargé de la coopération au développement, Charles Michel a spécifiquement déclaré que nous (Belges) voulons être présents pour soutenir le processus de pacification et la mise en oeuvre des actes d’engagement, et très concrètement, avoir l’occasion dans le contact avec les autorités locales de vérifier de quelle manière la Belgique peut apporter son soutien dans les Semaines, les mois qui viennent à la concrétisation des actes d’engagement en faveur de la population.
L’homme d’Etat belge n’a pas manqué de raffermir la population de l’ancienne colonie en lui demandant « (...) d’être courageux », avant de la rassurer. « Nous sommes à côté de vous, sachez qu’en Belgique, le peuple belge pense à vous et il est mobilisé pour essayer de soutenir votre développement. On sait que la paix et la sécurité sont des conditions essentielles et, on veut vous dire notre soutien et toute notre sympathie » poursuit Charles Michel.
Les Nord-Kivu et Sud-Kivu sont les deux provinces de ce pays jusqu’ici visées par le programme Amani qui a vu le jour à l’issue de la conférence de Goma.
Cette dernière était effectivement consacrée à la sécurité, paix et au développement de ces provinces qui n’ont pratiquement jamais connu de paix depuis plus de 14 ans. Et trois de quatre pays accusés dans la déstabilisation de la paix dans cette partie de la sous- région des Grands lacs africains sont des anciennes colonies belges. La République démocratique du Congo, le Rwanda et le Burundi qui sont les principaux protagonistes ont effectivement droit à l’assistance de l’ancienne métropole qui ne serait pas totalement innocente dans la crise qui secoue les Grands lacs. La manière dont elle aura géré ses colonies peut avoir semé un venin qui serait finalement en train d’agir maintenant. Et au lieu de limiter leurs efforts au seul Congo, les Belges devraient et le font éventuellement, penser aussi à ces deux autres pays.
(Milor)
P.M.L/L’avenir
Last edited: 25/04/2008 16:00:02