La mission belge qui croyait parler d’une même voix devant les partenaires congolais s’est vue rattrapée par les dissensions qui ont plongé la Belgique dans une profonde crise politique.

A la base, le discours du ministre belge des Affaires étrangères devant quelques officiels dont certains ont préféré ne pas répondre à ce rendez-vous.
Au cours de cette réception, le chef de la diplomatie belge a tenu des propos peu courtois, livrés dans une forme inhabituelle en lieu et place d’un entretien direct. Karel De Gucht s’est mis à lire une note interne extrêmement virulente, rédigée par son cabinet et qui n’avait pas fait l’unanimité au sein de la délégation. Le ton fut jugé arrogant par les Congolais et surprit même ses deux collègues belges.
Kabila déçu
Dans les couloirs du Palais de la Nation, il se raconte que la manière dictatoriale dont De Gucht a parlé à la partie congolaise, n’a pas été du goût du « Raïs ».
La Rdc étant désormais dirigée par des autorités élues, le ministre belge des Affaires étrangères, devait observer une certaine élégance dans le ton et la retenue diplomatiques. C’est malheureusement le contraire qu’il a affiché. D’où la déception de Kabila.
Mais, l’entourage de « Raïs » ne cache pas sa satisfaction à la suite de l’impression de « fracture » qui a gagné les trois ministres belges, en Rdc. C’est dire que les deux autres membres du gouvernement belge n’ont pas suivi « les excès » de Gucht. Mais, fidèle à sa nature « volcanique », ce dernier a rejeté les états d’âme, vilipendant jusqu’au bout, de « l’approche souverainiste » des autorités congolaises.
(Ern.)Le Palmarès