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Bonjour | 08/08/2008 23:00 | English Make DC Home page | RSS feed

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La présence de trois ministres belges au Congo-Kinshasa est un signal clair de la Belgique envers la population congolaise et les nouvelles institutions du pays. C’est en ces termes que le chef de la diplomatie belge, Karel De Gucht, s’est exprimé, le lundi 2l avril 2008 dans la résidence de l’ambassadeur de Belgique en RDC, devant les officiels congolais, les diplomates et représentants des organisations internationales en poste à Kinshasa.

Dans son mot d’introduction, le ministre belge en charge des Af­faires étrangères, Karel De Gucht, a présenté, au nom du gouvernement belge, ses sincè­res condoléances et sa sympa­thie aux familles des victimes du crash qui s’est produit, le 15  avril dernier à Goma dans la province du Nord-Kivu.

Pour ce qui est de la visite de la délégation belge en RDC, Karel De Gucht, a indiqué « Il ne s’agit pas de la visite-éclair que nos agendas chargés nous imposent habituellement. Nous avons décidé de prendre le temps requis par 1’ampleur des défis auxquels la RDC doit faire face. Nous avons prévu de consacrer chacun une semaine pour visiter le pays. Nous suivrons en partie le même programme ». Avant de faire remarquer qu’à la diffé­rence avec l’année passée, la délégation actuelle  est composée de trois ministres d’un nouveau gouvernement belge, même s’il est vrai que celui-ci a mis du temps à se former.

Sens de la visite

En envoyant ses trois prin­cipaux ministres, le nouveau gou­vernement a, selon Karel De GUcht, voulu envoyer un signal fort. Il s’agit tout d’abord d’un signal clair de l’engagement de la Belgique envers la population congolaise, qui nous est chère, et envers les nouvelles institutions démocratiques de ce pays, en­core fragiles, mais porteuses d’espoir d’un avenir meilleur. No­tre visite conjointe est également un signe sans équivoque, que le nouveau gouvernement belge parle d’une seule voix et pour­suit une seule politique à l’égard de la RDC, a-t-il ajouté.

Parlant des institutions congolaises de la troisième République, le chef de la diplomatie belge a dit qu’elles ne sont qu’un point de départ. Elles sont por­teuses d’espoir et ne le resteront que si l’on est lucide sur l’immen­sité des défis que doit encore re­lever la RDC. Avant de noter qu’on est sorti de l’horreur des années de guerre, mais le gou­vernement doit encore établir son autorité sur l’entièreté du terr­itoire. Les soubresauts auxquels on assiste dans différentes ré­gions du pays sont souvent l’ex­pression des frustrations de cer­taines composantes de la popu­lation.

Face à une telle situation, l’homme d’Etat belge a préco­nisé le dialogue qui, à ses yeux, constitue un moyen plus efficace pour un gouvernement d’établir son autorité sur l’ensemble du pays. À ce sujet, le diplomate belge a fait savoir que le Royaume de Belgique a appuyé et continuera à appuyer les ini­tiatives de dialogue prises par les autorités congolaises mais leur demande de faire preuve de la plus grande modération dans l’usage de la force.

Et de pour­suivre : « Nous sommes per­suadés que la voie de l’intégra­tion et du bon voisinage dans la région des Grands Lacs est la plus sure et est peut-être le seul chemin vers la paix. Par ailleurs, un engagement res­ponsable de construction des lois des acteurs politiques de la ré­gion constitue, j’en suis per­suadé, un élément essentiel de la pacification et de la stabi­lité durables dans la région.

Disposer des leviers d’actions

Sur le plan des droits de l’homme, Karel De Gucht a in­diqué que le niveau de violence reste très préoccupant en RDC, surtout à l’Est du pays. À ses yeux, cette situation résulte de l’impunité quasi-totale dont jouis­sent les auteurs de ces crimes. Raison pour laquelle, il demande aux autorités congolaises d’ac­corder la priorité à cette ques­tion. Dans ce secteur, il a déclaré que son pays ainsi que les autres partenaires de la communauté sont disposés à aider la RDC à réformer son appareil judicaire , sa police et son armée.

En ce qui concerne les cinq chantiers du président Joseph Kabila, De Gucht a dit que son pays a pris bonne note de ces priorités et y souscrit pleinement. Mais, pour réaliser ses objectifs, le gouvernement congolais doit, selon lui, disposer des leviers d’action nécessaires. Pour y ar­river, il faut remplir les caisses de l’Etat et reconstruire une ad­ministration compétente et effi­cace, capable de mettre en oeuvre ces objectifs politiques.
Par ailleurs, le chef de la diplomatie belge a fait remarquer que « le Congo est riche en res­sources humaines et naturel­les ». Ce qui est souvent un fac­teur d’instabilité, de violence et de corruption. Cependant, il faut arriver à canaliser toute cette ri­chesse au bénéfice de l’Etat et du bien-être général, a souhaité Karel De Gucht.

À en croire l’homme d’Etat belge, « le Congo a tous les atouts pour devenir un pays prospère, capable de réaliser en toute autonomie ses propres objectifs. C’est cela la souve­rain été ».

Au demeurant, il propose aux autorités congolaises un par­tenariat basé sur des principes clairs de bonne gouvernance. Avant d’ajouter: « Nos actions doivent désormais résolument donner la priorité à la lutte contre la corruption, l’amélio­ration de la gestion, la plani­fication, la transparence, la sécurité juridiques, la promo­tion de l’état de droit, le ren­forcement des institutions ».

(Milor)

A.T./Le Potentiel

Last edited: 23/04/2008 17:34:16

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