Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 13/10/2008 23:22 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
Les cités minières du Katanga vivent désormais sous le poids de la famine du fait de l’abandon de l’agriculture au profit des seules activités minières. L’abandon par les paysans de l’agriculture au profit de l’exploi­tation des minerais entraîne la famine dans les cités minières du Katanga, de Mbuji-Mayi, Ka­nanga, Tshikapa, Tembo, Kahemba, Depuis, les regards sont tournés vers les importa­tions du maïs, de plus en plus coûteuses des pays d’Afrique australe.

Pour éviter le pire, des ONG tout comme les autorités locales essayent de faire retour­ner les gens au travail de la terre. Et pourtant, au faite de la gloire, la Gecamines avait développé un secteur agricole prospère à côté de l’exploitation minière.

Le Code a manqué à sa mission de faire réellement du secteur minier le moteur de l’économie congolaise. Pire, il a contribué à la fragilisation de l’Etat par l’émiettement de son patrimoine, devenu une propriété de nouvelles sociétés créées en jointe venture avec la Gecamines. Marie Mazalto, de la Faculté de Science politique et de Droit du Canada, faisait l’observation sui­vante lors des travaux du Groupe de recherche sur les activités minières en Afrique, GRAMA. C’était en avril 2004 : « Il sem­blerait que les reformes amor­cées aient eu pour effet, dans de nombreux pays africains concernés, de redéfinir les nor­mes du secteur, dans un contexte de fragilisation des Etats, et ce principalement, dans des domaines critiques pour attein­dre des objectifs du développement social, économique et pour la protection de l’envi­ronnement. Atteindre les objectifs de développement de­vient alors une gageure.

Là aussi, les mesures d’application  ne traduisent pas une  volonté de suivre pas à pas l’évolution du secteur et son implication dans le déve­loppement intégral des popu­lations riveraines et des con­golais en général. Privées de ressources que procure l’ex­ploitation artisanale faute de gisements destinés à cette fin. A côté, les exploitants ont la latitude de garder près de 70% du produit des ventes à l’étran­ger, sans construire des routes, des écoles, des hôpitaux bref, sans s’occuper du so­cial.

En ce qui le concerne, 1’Etat congolais ne peut que se contenter de ses 5% et la Gecamines de ses 20% pendant que les partenaires s’en tirent avec plus 70% du produit, en ré­tribution de leurs investissements. On comprend dès lors la ruée vers les mines congolaises sans que la République  n’engrange des dividendes comme sous d’autres cieux.

D’ailleurs, sous le règne du Code minier, la RDC ne res­sent pas un quelconque bénéfice de la hausse des prix des matiè­res premières sur les marchés mondiaux. Cela d’autant plus vrai que rien ne contraint les exploi­tants à se délester du surplus en faveur de la RDC et de sa popu­lation. Une plus grande implica­tion des communautés locales et des gouvernements provinciaux aurait l’avantage d’assurer le contrôle et le suivi des actions sur terrain.

(Milor)

Le Potentiel

Last edited: 24/04/2008 13:24:23

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067