Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 17/05/2008 7:35 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
L’approche des Institutions financières internationales dans la réduction de la pauvreté en Rdc s’apparente, de plus en plus, à un crime. Tout semble suivre un schéma préétabli, devant aboutir au transfert légal du contrôle de la production et des flux des capitaux de la RDC aux entreprises multinationales. Suivant cette logique, une fois de plus, les plus riches, à savoir les multinationales, vont dicter leur loi à la population congolaise. Avec la signature de la Banque mondiale. Les reproches régulièrement formulés contre la politique de diktat menée principalement par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international tournent autour de leur politique antiso­ciale.

Des fonds destinés à la RDC, dans le cadre des réfor­mes, ne sont pas accompagnés des volets sociaux subséquents de manière à atténuer les effets pervers.

Au-delà, des textes mis en place dans ce même cadre ont privé les Congolais de leurs droits à la survie. Des compensations prévues dans les cahiers de charge ad hoc ne se traduisent que timidement en actions sur terrain. Pour cause? Les diffé­rents codes minier, forestier et des investissements tout comme les dispositions légales du pilotage des réformes pêchent par l’ab­sence de structures de contrôlé adéquates. Des mesures d’application limitent les champs de sub­sistance des populations victimes alors qu’au même moment, l’Etat ne tire pas grand profit de l’ex­ploitation de ses propres ressour­ces.

Dans le Code minier par exemple, 1’Etat n’a droit qu’à 5% du capital en terme de redevance.

Le nouveau Code des in­vestissements, d’inspiration Ban­que mondiale, provoque un man­que à gagner important au Tré­sor public, sans la garantie d’une rétribution équivalente. Des exo­nérations de façon excessive sont accordées ainsi que des exemptions. Notamment par certaines autorités des régies financières en dehors des dispositions régle­mentaires. Une absence notoire de critères clairement définis et de procédures précisés et fiables d’octroi des exonérations font place nette à des détournements et des arrangements avec les ad­ministrations.

La commission d’audit et de bonne gouvernance a évalué à 1.500.000.000 Usd sur 18 mois audités, les fonds qui échappent au Trésor public au niveau de la seule Direction générale des im­pôts. L’autre constat amer tou­che au contrôle. Les entrepri­ses bénéficiaires d’avantages du code ne font l’objet d’aucun contrôle ni de l’admi­nistration fiscale ni de l’Agence nationale pour la pro­motion des investissements, Anapi, pour vérifier si celles­-ci ont respecté ou non les engagements contractés au moment de leur agrément. Engagement ayant motivé des exonérations », note un ob­servateur.

A titre d’exemple, au mo­ment de son agrément l’entre­prise indique dans son projet le nombre d’emplois à créer et pré­cise le secteur d’activités dans lequel il compte investir. Il revient alors à l’administration fiscale et à l’Anapi de s’assurer réellement que cette entreprise a créé les emplois inscrits dans son projet. Ensuite, vérifier si l’entreprise n’œuvre pas dans un secteur autre que celui indiqué dans son projet. A toutes ces faiblesses, il faut ajouter la fraude et l’évasion fiscale. Bref, autant d’incohéren­ces qui constituent des faibles­ses de notre système fiscal. Par voie de conséquence, une source d’appauvrissement sans contre partie.

(Milor)

Le Potentiel

Last edited: 24/04/2008 13:59:04

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067