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Bonjour | 07/09/2008 23:39 | English Make DC Home page | RSS feed

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Ce n’est pas par rapport aux "Mineurs" de Mopao que j’ai baptisé mon groupe "Les Majeurs". C’est surtout parce que ces artistes, malgré leur jeune âge, sont des artistes plutôt talentueux et ont un savoir-faire. Ils sont plutôt majeurs dans leur tête… Lassé, sans doute, de servir de faire-valoir ou de pourvoyeur anonyme d’autres musiciens en chansons, Soleil Wanga a succombé à la tentation de la carrière en solo après 9 ans de carrière professionnelle marqués par son passage dans le groupe Quartier Latin de Koffi Olomide. Dans ce groupe, il aura laissé la trace de trois chansons dont Drapeau blanc (une chanson dédiée à un certain Simon Mbongo) sur l’album Affaire d’État et L’heure a sonné dans Danger de mort. Depuis son départ de ce groupe en 2007 (Il est arrivé en 1999), il travaille d’arrache-pied sur son tout premier album, un opus de 11 titres, qui s’ouvre par une intro, sur lequel l’auteur surfe entre différents rythmes, de la rumba au zouk en passant par la salsa et bien d’autres courants musicaux.

Ce mélange donne ce qu’il appelle le « tchaka rock ». Pour l’explication, il renvoie les mélomanes à son style de chant marqué par sa voix cassée. Avec cette première œuvre personnelle, Soleil Wanga veut se faire une place au soleil. Ainsi, n’a-t-il pas hésité à mettre à contribution, pour leur savoir-faire éprouvé, quelques requins des studios de Paris.

AFRIQUECHOS MAGAZINE : "Soleil Wanga", un peu particulier comme appellation…

SOLEIL WANGA : Mon vrai nom est Wanga Mbanzi, Soleil Wanga est mon nom de scène.

Beaucoup vous ont découvert au sein du Quartier Latin et pourtant vous n’êtes pas un nouveau venu sur la scène congolaise ?

C’est depuis 1998 que je pratique la musique. Avant d’intégrer Quartier Latin en 1999, j’ai joué dans plusieurs petits groupes comme I.D.G de la Kassav, La Geneva de Kasa Vubu, Promise Musica, Interpol de Koffi Alibaba, Royaume Kongo de Bandal et Campio la Musica de Lingwala, Rive gauche de Damien Aziwa dont j’ai été chef d’orchestre , La Bourgeoise influence, Certa Campiona de Mbuji Mayi, dans le Kasaï oriental où mon père était alors en mission de service, dans I.B.A Lokolé, Ibodo Inami Swédé Swédé (où je jouais du lokolé)... Par contre, c’est aux côtés de Koffi Olomide que j’ai entamé ma carrière professionnelle jusqu’à mon départ en 2007.

Vous êtes en studio en ce moment, la sortie de votre album est-elle imminente ? Dites-nous en un peu plus...

Nous sommes quasiment à la fin des enregistrements et nous allons bientôt entamer la phase du mixage. Après le studio Harryson, les travaux se déroulent actuellement au studio de la Grande armée, Porte Maillot. Cet opus va compter 11 titres, en plus d’une intro, c’est un album sur lequel je surfe entre différents rythmes, un mélange que j’appelle le « tchaka rock » et qui est marqué du sceau de mon style de chant, de ma voix cassée ! J’ai associé à ce travail ce qui se fait de mieux sur la place de Paris : Beniko Popolipo, Olivier Tshimanga, Fofo le collégien, Djoudjou, Michel Bass et les chanteurs Tripason, Balou Canta, Dédé Djasco, Lassa Pembele, Doudou Kopa, Modogo, Mirage…Pour ne pas les citer tous.

Vous distillez également du rock dans vos chansons ?

En quelque sorte oui, par mon style de chant, par ma voix cassée

Vous n’avez pas signé beaucoup de chansons auparavant

J’en ai sorti trois dont Drapeau blanc contenue dans l’album Affaire d’État, L’heure a sonné (album Danger de mort) et une autre chanson dont le titre m’échappe. Mais sachez que j’en ai écrit plus que cela mais à partir du moment où ces chansons n’ont pas été signées Soleil Wanga, je ne peux en aucun cas en revendiquer la paternité, même si j’en suis l’auteur. C’est bien logique… Par ailleurs, j’ajoute que j’ai participé à tous les albums de Q. Latin depuis 1999 : Attentat, Force de frappe, Effrakata, Affaire d’État, Monde arabe, Danger de mort, SWI Chocolat…

Vous avez donc beaucoup donné

C’est normal. Dans la vie, il faut prendre des risques, il faut donner pour recevoir un jour. Seul Dieu connaît le destin de chacun. À chacun sa chance son étoile… Certains, comme Bébé Tshanda, par exemple, ont réussi dès leur jeune âge… Ce qui n’a pas été le cas pour Henri Salvador par exemple.

Qu’est ce que vous écoutez comme musique ?

Toutes les musiques m’intéressent. J’écoute tout.

Quels sont les artistes congolais dont vous appréciez l’écriture des textes et dont le parcours vous fait rêver ?

J’ai une grande admiration pour Papa Lutumba, Reddy Amisi, Koffi Olomide, JB Mpiana et Werrason.

Avant vous, beaucoup ont tenté une carrière en solo, mais, malheureusement, malgré la qualité irréprochable de leurs œuvres, celles-ci passent inaperçues…

On apprend tous les jours… Ce n’est pas pour rien que j’ai attendu si longtemps avant de me jeter à l’eau…

Quels sont les musiciens ou arrangeurs qui ont écrit les musiques de votre album ?

J’ai fait appel à Philipe Guez et à JC Tshituka du studio Bobongo. Les travaux ont en effet débuté à Kinshasa.

Il semblerait que votre album a changé de nom en cours de route ?

C’est vrai, au départ je l’avais intitulé Open day (en allusion aux journées portes ouvertes à l’université), finalement, j’ai préféré Après toi…Simplement pour dire qu’à chacun son époque, qu’après chaque chose, il y a toujours une suite.

Vous avez monté à Kinshasa un groupe d’accompagnement que vous avez baptisé "les Majeurs", votre ancien patron, lui, en a un qui s’appelle "Les Mineurs"…

Ce n’est pas par rapport aux "Mineurs" de Mopao que j’ai baptisé mon groupe "Les Majeurs". C’est surtout parce que ces artistes, malgré leur jeune âge, sont des artistes plutôt talentueux et ont un savoir-faire. Ils sont plutôt majeurs dans leur tête…

Curieusement, aucun de ces "Majeurs" ne vous accompagne au studio. N’auront-ils pas beaucoup de mal à interpréter vos chansons sur scène, celles-ci ayant été enregistrées avec les requins de Paris ?

Je pense sincèrement qu’ils n’auront aucun problème. Généralement, quant on est un bon artiste, on doit être capable d’interpréter n’importe quelle chanson. C’est le cas pour mes poulains.

Est-ce donc ce groupe qui sera avec vous pour la présentation officielle de l’album ?

Non, ce sont plutôt ceux qui enregistrent avec moi qui vont m’accompagner à Kinshasa à la sortie de l’album.

Cet opus sort-il simultanément en CD et DVD ?

Je ne veux surtout pas faire les choses à moitié, il y aura quelques clips pour le lancement de l’album. Et plus tard, l’intégralité des clips.

Qui est en est le producteur ?

Souffrez de ne pas le savoir car ce qui vous intéresse, pour le moment, c’est plutôt le produit. Cet album n’est pas à moi tout seul, mais à tout le public. Je le dédie à tous ceux qui m’aiment et à tous ceux qui me détestent pour ce que je suis, mais qui adorent la musique. Il y a de beaux textes, des mélodies inédites, avec un nouveau style. L’heure (mon heure) a enfin sonné.

"L’heure a sonné" est justement le titre de votre dernière chanson avec Q. Latin….

Je ne vais pas mâcher mes mots car ce n’est pas un hasard ; c’était une annonce. Je pense que les gens ont capté le message. C’est la voix du roi, le Roi soleil…

Marie Paul se fait, lui aussi appeler Roi Soleil, Emeneya aussi se dit roi…

Le roi, c’est moi ! Le roi Soleil, Father love.

Il y a déjà un father love à Londres

À chacun sa part d’amour. Je suis une victime de l’amour dans la musique et pour la musique…La musique est très importante car elle rassemble, et nul ne peut s’en passer. Sans forcément en comprendre les paroles.

Un message pour clore cet entretien ?

À tout le public adoré, à toutes les belles créatures – qui font ma force -, aux enfants, bref à tous ceux qui m’aiment bien, l’heure a sonné pour eux ! Quant à mes amis artistes, je les exhorte au courage et à la vertu du travail. À ceux qui ont raté le premier essai, je dis que rien n’est perdu. Ils finiront un jour par se rattraper. Même nos aînés ont vécu la même chose. Félix Wazekwa par exemple a dû attendre le troisième ou le quatrième album pour s’imposer et aujourd’hui on voit bien le résultat !

Propos recueillis par Jossart Muanza / AEM

Last edited: 23/04/2008 12:02:03

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