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Bonjour | 04/07/2008 17:33 | English Make DC Home page | RSS feed

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Le président du groupe parlementaire britannique qui vient de visiter la Rdc a confié ses impressions notamment sur les échanges eus avec les pairs parlementaires congolais en reconnaissant ce qu’il a qualifié de grande capacité politique eu Congo, mais que sa dimension démocratique est nouvelle. Le député britannique Eric Joyce, président du groupe parlementaire multipartite du Parlement britannique pour la Ré­gion des Grands Lacs, a visité du 14 au 19 avril 2008, la RDC avec deux de ses collègues. Dans un entretien avec la presse onusienne, il a donné ses impressions sur l’évolu­tion du processus de paix pour les provinces de Kivu, expliquant le con­tenu des entretiens que sa délégation a eus avec ses confrères du Parlement de la RDC à Kinshasa.

Quelles sont vos impres­sions sur l’avancement du processus de paix au Kivu ?

La dimension démocratique est nouvelle et je pense que nous pouvons peut-être aider dans une certaine mesure.

Nous avons rencontré les représentants du CNDP, des PARECO et des Maï Maï. Ils ont très clairement et intelligemment expliqué leurs causes. Quoique l’on pense des différentes dispu­tes qui ont marqué l’histoire du processus, le fait est qu’il sem­ble que les choses vont mainte­nant dans la bonne direction, et nous commençons à voir des ré­sultats, bien qu’il y ait beaucoup plus à faire dans l’avenir.

Alors, vous êtes satisfaits des résultats de l’exécution du processus ?

Oui, mais on ne devrait jamais être satisfait on devrait toujours demander plus, et je pense que beaucoup reste encore à faire. Il est évident que les choses sont toujours fragiles dans une cer­taine mesure, mais après avoir parlé à certains des principaux participants, je suis très encou­ragé.

Quels étaient les résultats de vos entretiens avec les parlementaires congolais ?

Nous avons rencontré les prési­dents de l’Assemblée et du Sénat. Nous avons rencontré des comités et des commissions tels que ceux chargés des ressources naturelles et des questions sociales, et je pense que nous pouvons beaucoup faire pour apprendre les uns des autres. Il y a une grande capacité politique au Congo, mais la dimension dé­mocratique est nouvelle, et je pense que nous pouvons peut être aider dans une certaine mesure.

Vous avez dit que les parle­mentaires congolais doivent développer leurs propres ca­pacités. Comment les parlementaires britanniques vont­ ils les aider ?

Nous avons remarqué qu’il est très difficile au Congo de communiquer avec ses électeurs. En Grande-Bretagne, les députés communiquent à la télévision ou par lettres ou courriers électro­niques, mais ceci devient plus dif­ficile au Congo.

Nous pensons qu’il pour­rait y avoir beaucoup plus de possibilité de communiquer avec les électeurs par les messages SMS grâce au téléphone portable, et par une utilisation créative de la radio. Et cela donnera aux gens une idée de ce qu’est leur repré­sentant au parlement, et les parlementaires à leur tour auront une idée de ce que leurs électeurs veulent qu’ils fassent à Kins­hasa.

Dans quel domaine les parle­mentaires congolais doivent ils améliorer leur expertise ?

Les parlementaires au Congo ont autant d’expertise que ceux du Royaume Uni. Ce qui est diffi­cile pour le Congo, c’est l’élé­ment démocratique. Ils sont très doués en politique, mais il y a des domaines pratiques où nous avons travaillé à travers les an­nées pour être réélus comme députés, je pense que ce sont ces secteurs que nous pourrions uti­lement explorer avec les Congo­lais. Mais nous avons également des choses à apprendre sur le Congo, par exemple comment le système politique fonctionne ici. Toutes ces choses sont importan­tes.

Quels sont les plus grands défis pour le Groupe parlementaire multipartite sur les Grands Lacs ?

Je préside ce groupe, qui est le plus grand groupe du parlement à Londres, et cela montre l’inté­rêt britannique pour la région des Grands Lacs. Le premier défi pour nous est de comprendre le Congo, et de communiquer cela à nos électeurs, afin qu’ils voient combien il est important d’améliorer la qualité de vie de tous les Congolais.

Nous formons un seul monde, et plus nous rendons visite aux hommes et femmes po­litiques congolais et qu’ils nous rendent visite, meilleure sera la vie pour nous tous. C’est pour cela que nous annonçons ce soir la création d’une amitié parle­mentaire Congo-Royaume Uni.

Pourquoi le Groupe a-t-il été créé ?

Le premier défi est de compren­dre le Congo et de communiquer cela à nos électeurs.

Il a été créé en 1998 après que l’un de mes collègues ait vi­sité la région des Grands Lacs dans les années 90. Là, il a vu les grandes difficultés en terme de sécurité, et la pauvreté qui en résulte. Nous pensons que si on peut commencer à renforcer la sécurité, alors la santé, l’éduca­tion et les infrastructures dont le peuple congolais a tant besoin pourront être mis en place.

Mais on doit commencer sur plusieurs plans par renforcer la capacité sécuritaire pour sé­curiser la population. En toute franchise, la Monuc fait un tra­vail vraiment bon autant qu’elle peut, mais ellee ne peut pas tout faire.

(Ern.)

Monuc

Last edited: 21/04/2008 17:09:59

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