Olive Lembe Kabila a souscrit à Raw Bank en plus du fait qu’elle a mis à la disposition des sinistrés un lot important de matériel. Son objectif n’est pas seulement d’enterrer des morts, mais aussi de replacer ceux des compatriotes qui ont perdu dans ce crash tout ce qu’ils avaient.

Olive Lembe Kabila a souscrit à Raw Bank en plus du fait qu’elle a mis à la disposition des sinistrés un lot important de matériel. Son objectif n’est pas seulement d’enterrer des morts, mais aussi de replacer ceux des compatriotes qui ont perdu dans ce crash tout ce qu’ils avaient. Les numéros de compte en dollars américains ( 0100726901-80) restent ouverts et attendent les souscripteurs. L’Administrateur de Raw Bank, Thierry Daeymans a donné l’exemple en souscrivant avec un montant de 1000 Usd. A quelque chose, malheur est bon. Il fallait peut-être cet accident pour que les gens comprennent la nécessité de respecter les normes urbanistiques.
Aussitôt après le crash de Goma, l’épouse du chef de l’Etat, Mme Olive Lembe, au nom de son mari, Joseph Kabila Kabange adressait aux victimes ses condoléances les plus attristées. Au nom de son organisation, « Initiative Plus », elle déclenchait devant la presse nationale un élan de générosité en faveur de ces compatriotes touchés par ce malheur. Madame Olive Lembe lançait à l’occasion l’appel à tous les hommes de bonne volonté d’apporter ce dont ils pouvaient disposer pour soulager la peine des sinistrés.
Vendredi, elle est passée personnellement aux actes en prêchant par l’exemple. Il faut reconnaître que l’exemple a été réellement suivi. Olive Lembe a souscrit à Raw Bank en plus du fait qu’elle a mis à la disposition des sinistrés un lot important de matériel. Son objectif n’est pas seulement d’enterrer des morts, mais aussi de replacer ceux des compatriotes qui ont perdu dans ce crash tout ce qu’ils avaient. Les numéros de compte en dollars américains ( 0100726901-80) restent ouverts et attendent les souscripteurs.
L’Administrateur de cette banque, Thierry Daeymans a donné l’exemple en souscrivant avec un montant de1000 Usd. Les numéros de compte 0100726901-80 et 0100726202-77 en francs congolais restent également ouverts aux bonnes volontés pour apporter chacun ce qu’il peut aux sinistrés. Car, si personne n’est trop riche pour n’avoir rien à recevoir, personne n’est trop pauvre pour n’avoir rien à donner.
L’occasion de la souscription de la première dame a été une occasion de rappeler qu’il n’y a pas que de l’argent à virer dans des comptes, mais, il y a en plus des dépôts qui accueillent des biens divers pouvant servir dans le cadre de l’aide aux sinistrés. L’un des entrepôts le Procokin est situé au quartier Socimat. C’est dans ce dépôt que maman la présidente a remis un lot de draps, de couvertures et autres matelas. D’autres souscripteurs ont apporté qui des tôles qui des sacs de ciment,…C’est le cas du groupe Shalina qui a remis un lot de 500 tôles. A propos des victimes, le bilan provisoire officiel publié fait état de 44 morts. Il s’agit des personnes qui étaient aussi bien à bord de l’avion que celles fauchées au sol. Par contre, indiquent les mêmes sources, 60 passagers du DC 9, dont les 7 membres de l’équipage ont survécu au crash et 13 personnes restent introuvables.
Un malheur n’arrive jamais seul. Pendant que l’on pense à soulager la peine de ceux qui ont été sinistrés, la Régie des voies aériennes, RVA/Goma, demande que l’on puisse dégager les alentours de’ l’aéroport envahis par des maisons d’habitation. Il est vrai que cette mesure permet de prévenir des accidents, mais le mieux n’aurait-il pas été de déplacer l’aéroport ? Avec ces personnes qu’il faut déplacer, c’est une charge de plus pour le gouvernement. « Initiative Plus » encore une fois va avoir à faire. Raison pour laquelle, les souscripteurs doivent venir nombreux pour que tous les problèmes liés à la sécurité de la population de cette ville soient résolus. Et quand on aura résolu le problème à Goma, il en restera encore des aéroports situés en pleine ville. C’est le cas de la ville de Bandundu, c’est aussi le cas à Kikwit où la ville est allée à la rencontre de l’aéroport.
Parlant du cas de la ville de Goma, Thomas Oleko : « Ces maisons étaient dans la trouée d’envol. Nous avons fait voir ce danger depuis toujours, que la population ne pouvait pas se retrouver à ce niveau là. Les avions posent toujours des problèmes au décollage comme à l’atterrissage. Donc, quand vous êtes sur l’axe, ce sont des choses qui arrivent ! La RVA a toujours demandé à la population de ne pas construire à ce niveau, et ne pas entretenir là un marché. Nous, nous souhaiterions que le gouverneur de province puisse prendre des mesures pour évacuer des gens de cet endroit. Parce que, s’il n’y avait pas de gens à cet endroit, on n’aurait pas peut-être connu autant de morts. Les gens qui étaient en plein marché, en pleine affaire, l’avion les a trouvés là-bas. Nous, la RVA, nous jugeons que la population ne doit plus rester à cet endroit. »L’heure a sonné pour que le gouvernement mette en place, sans pressions politiciennes et sans atermoiement, une vraie politique d’urbanisation.
Ce point de vue est partagé par le ministre Denis Kalume. Selon lui, cette question est déjà en étude : « Il faut faire comprendre à nos populations qu’il y a des standards et des normes d’urbanisme qui font qu’aux abords des cours d’eau, par exemple, à certaines distances, il est interdit d’y construire. Parce qu’une fois que les cours d’eau débordent, ça risque d’engloutir les maisons. Aux abords des aéroports, il y a une distance minimale en déça de laquelle on ne peut pas se retrouver par rapport à la piste. Mais c’est très difficile de faire comprendre à nos populations. Et le ministre desTransports est occupé justement à apprécier. Avec tous les spécialistes, ils sont entrain de mesurer et proposer des mesures concrètes pouvant permettre à assainir l’environnement de toutes ces pistes d’avions ». A quelque chose, malheur est bon. Il fallait peut-être cet accident pour que les gens comprennent la nécessité de respecter les normes urbanistiques.
Pour le président des boutiquiers de Goma, les opérateurs économiques sont disposés à accepter le plan en vue de les épargner des dangers éventuels par rapport à l’emplacement de leurs activités qui jouxtent la piste de l’aéroport. Bonane Mulisya, président des boutiquiers de Goma : « Pour chaque avion qui atterrit sur nos têtes, on se rend compte que c’est de justesse. Et donc, il faudra qu’on soit conséquent désormais et que le gouvernement prenne ses dispositions pour que cet aéroport soit déplacé d’ ici, ou alors que ce soit nous qui soyons déplacés, ou alors qu’on puisse l’aménager conséquemment.
Nous sommes dans un pays ou c’est quand il y a un dégât, une catastrophe, que les gens se mettent à créer des délégations, mais on ne prend pas des mesures, des dispositions préventives. Diriger, gouverner, c’est prévoir, c’est prévenir. Et donc, je dis que si on déplace la population, qu’on soit aussi conséquent en la dédommageant. Il y a des magasins. Il y a la population civile ici. Où est ce qu’on va l’amener ? Tout ça, le gouvernement doit calculer. » Mais, l’interlocuteur oublie que mieux vaut quitter les lieux dangereux que d’être sinistré au risque de sa vie.
Joachim Diana G./L'Avenir
Last edited: 19/04/2008 14:07:59