Kinshasa, près de dix millions d’habitants, capitale abîmée d’un pays à la dérive, la République démocratique du Congo.
« La Belle kinoise » est un événement constitué des concerts, projections de films, etc., bref, un événement qui alternera entre musique et cinéma. Après le succès récolté le film-documentaire « Jupiter’s Dance », les deux réalisateurs Renaud Barret et Florent de la Tullaye, viennent présenter de nouveaux films sur la ville de Kinshasa.
« La Belle kinoise prod », est, à la fois, label et structure de production vidéo. Selon les deux producteurs, leurs matériaux c’est Kinshasa et son « groove » incroyable.
Depuis un certain temps, la « Belle kinoise » prod. produit des musiciens et réalise des films dans le ghetto de Kinshasa.
La danse de Jupiter au cœur de Kinshasa
Leur vie ressemble à un gigantesque gâchis. Des milliers de personnes rangées dans des ghettos malsains, sans eau, sans électricité. Des quartiers dont on voudrait croire qu’ils n’existent pas. Et la de ces bicoques de fortune s’échappent des notes de musique, des voix, des rires que deux réalisateurs français ont merveilleusement saisi dans le documentaire Jupiter’s Dance. La danse de Jupiter, ce grand type à l’éternelle redingote kaki, star des ghettos, habitant la commune de Lemba, mais presque inconnu ailleurs. Injustice désormais réparée de par Renaud Barret et Florent de la Tullaye. Photographe et designer, us ont tout lâché pour se consacrer à la capitale tentaculaire. Jupiter’s Dance est le premier film d’un triptyque consacré aux talents des ghettos kinois. Après Jupiter et son groupe Okwess International, Renaud et Florent vont raconter les boxeuses du Stade Tata Raphaël, ex stade du 20 mai, et les musiciens handicapés-physique du groupe « Staff Benda bilili ».
La Danse de Jupiter propose un étourdissant voyage dans les ghettos de Kinshasa, à la rencontre d’innombrables musiciens qui se ballent pour sortir du néant. Peu à peu au gré des rencontres et des moments musicaux se dessine le portrait d’une ville en plein chaos animé mais d’une énergie créative étonnante...
Kinshasa, près de dix millions d’habitants, capitale abîmée d’un pays à la dérive, la République démocratique du Congo. Les vieux Kinois vous le diront, en quinze ans « Kin-la-belle » est devenue « Kin-la-poubelle ». Pourtant, une extraordinaire énergie se dégage de Kinshasa et sa première expression en est la musique et la danse. La Danse de Jupiter propose une étourdissante virée dans les ghettos de Kinshasa, à la rencontre de ses innombrables musiciens qui se battent pour sortir du néant: rappeurs, bluesmen handicapés, griots, enfants de la rue, inventeurs d’instruments, ndombolistes.
Leur talent, leur énergie vitale et leur humour face à l’adversité forcent le respect et l’admiration. Parmi eux, Jupiter Bokondji, leader charismatique du groupe Okwess International, est un personnage à la Don Quichotte qui nous conte sa ville et son long combat pour faire sortir sa musique du ghetto. Depuis plus de vingt ans, il affirme son style musical en puisant dans l’immense richesse artistique et folklorique de son pays, la RD Congo, des genres musicaux, des rythmes et mélodies de son pays. « La RDC à 450 ethnies, des milliers de rythmes inexploités ... Nous dormons sur un matelas bourré de dollars, et pourtant nous crevons de faim! », dira-t-il.
(Milor)Jeannot Ne Nzau Diop/Le Potentiel
Last edited: 18/04/2008 12:17:24