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Bonjour | 13/10/2008 3:05 | English Make DC Home page | RSS feed

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Aux patrons d’orchestres de faire preuve de bonne volonté pour ainsi stabiliser leurs groupes qui sont souvent infectés du virus de la dislocation suite au mauvais traitement qu’ils font souvent subir à leurs oisillons. « Tout travail mérite sa­laire », dit une maxime. Cepen­dant, cette réalité ne semble pas être vécu dans l’arène musicale congolaise et aucun musicien, évoluant dans un groupe en vue, ne se permet de le dire tout haut.

Cela, par crainte d’être ex­clu, sans forme de procès, du groupe par lequel il pourrait trouver une voie d’éclosion. Rien qu’une éclo­sion que recherche tous ces jeu­nes musiciens voguant encore dans le dilettantisme. Pour cela d’abord, il faut de la patience, disent-ils,  souvent à ces jeunes ar­tistes qu’ils dénigrent, à leurs dé­buts pour certainement les affai­blir. Malgré que ces derniers étalent leurs talents qu’ils offrent gra­tuitement à leurs patrons, ils sont toujours l’objet d’une négligence sur le volet des rémunérations.

Il faut le dire qu’en vérité, bon nombre de musiciens qui font partie de nos grands orchestres ne sont pas payés. Seuls les « purs petits », selon le choix propre du patron de l’entreprise musicale, bénéficie de certaines largesses (primes, fringues, etc.).

Pas de salaire

Et pourtant, tous ces lea­ders de la musique congolaise perçoivent des sommes colossal­es provenant des contrats avec des promoteurs de spectacles, des productions phonographiques et scéniques ainsi que les maisons de sponsoring. Malgré tous ces gains, ils bénéficient seuls au préjudice de leurs poulains qui les accompagnent dans toutes leurs péripéties musicales. Ces derniers sont généralement obli­gés de quémander au lieu de vi­vre de leur métier: la musique. Pour tous, les voyages vers l’Eu­rope ou d’autres cieux consti­tuent leur seul eldorado qui leur permet de survivre avec leur famille.

A ce propos, on se rappellera du conseil de l’actuel gou­verneur de la vile de Kinshasa André Kimbuta, qui lors d’une ren­contre avec les patrons des deux Wenge les pus en vue, avait pré­conise le paiement des musi­ciens. Car, avait-t-il indiqué, ceux-ci, par leurs participations, contribuent au succès et à l’es­sor de ces groupes.

Manque ou mauvaise foi

Il y a vraiment de quoi se poser la question. Manque de moyens, nombreux mélomanes avisés disent non. Au contraire, ils émet­tent la mauvaise foi de nombreux leaders de la musique congolaise qui se plaisent d’être exaltés, avant de gratifier quelques billets pour ainsi rendre la pareille à l’en­censeur.

Mais seulement, il se révèle que seul l’orchestre «  Quartier La­tin International » rémunérait ses employés. Si cela s’avère vrai, c’est un exemple à suivre. Car, il faut savoir que les orchestres sont des entreprises qui em­ploient un personnel qualifié pour la bonne marche de celles-ci. N’est-ce pas que les poulains de J.B Mpiana, Werrason, Papa Wemba, Koffi Olomide. Bozi Boziana, Félix Wazekwa, Le Karmapa, qui sais-je encore, ac­complissent un travail apprécia­ble qui se vend ? N’est-ce pas que ces orchestres, au même ti­tre que les entreprises commer­ciales détiennent des registres de commerce ou des comptes ban­caires ?

Aux patrons d’orchestres de faire preuve de bonne volonté pour ainsi stabiliser leurs groupes qui sont souvent infectés du virus de la dislocation suite au mauvais traitement qu’ils font souvent subir à leurs oisillons. A bon enten­deur, salut!

(Milor)

BA/Uhuru

Last edited: 17/04/2008 17:49:44

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