Aux patrons d’orchestres de faire preuve de bonne volonté pour ainsi stabiliser leurs groupes qui sont souvent infectés du virus de la dislocation suite au mauvais traitement qu’ils font souvent subir à leurs oisillons.


« Tout travail mérite salaire », dit une maxime. Cependant, cette réalité ne semble pas être vécu dans l’arène musicale congolaise et aucun musicien, évoluant dans un groupe en vue, ne se permet de le dire tout haut.
Cela, par crainte d’être exclu, sans forme de procès, du groupe par lequel il pourrait trouver une voie d’éclosion. Rien qu’une éclosion que recherche tous ces jeunes musiciens voguant encore dans le dilettantisme. Pour cela d’abord, il faut de la patience, disent-ils, souvent à ces jeunes artistes qu’ils dénigrent, à leurs débuts pour certainement les affaiblir. Malgré que ces derniers étalent leurs talents qu’ils offrent gratuitement à leurs patrons, ils sont toujours l’objet d’une négligence sur le volet des rémunérations.
Il faut le dire qu’en vérité, bon nombre de musiciens qui font partie de nos grands orchestres ne sont pas payés. Seuls les « purs petits », selon le choix propre du patron de l’entreprise musicale, bénéficie de certaines largesses (primes, fringues, etc.).
Pas de salaire
Et pourtant, tous ces leaders de la musique congolaise perçoivent des sommes colossales provenant des contrats avec des promoteurs de spectacles, des productions phonographiques et scéniques ainsi que les maisons de sponsoring. Malgré tous ces gains, ils bénéficient seuls au préjudice de leurs poulains qui les accompagnent dans toutes leurs péripéties musicales. Ces derniers sont généralement obligés de quémander au lieu de vivre de leur métier: la musique. Pour tous, les voyages vers l’Europe ou d’autres cieux constituent leur seul eldorado qui leur permet de survivre avec leur famille.
A ce propos, on se rappellera du conseil de l’actuel gouverneur de la vile de Kinshasa André Kimbuta, qui lors d’une rencontre avec les patrons des deux Wenge les pus en vue, avait préconise le paiement des musiciens. Car, avait-t-il indiqué, ceux-ci, par leurs participations, contribuent au succès et à l’essor de ces groupes.
Manque ou mauvaise foi
Il y a vraiment de quoi se poser la question. Manque de moyens, nombreux mélomanes avisés disent non. Au contraire, ils émettent la mauvaise foi de nombreux leaders de la musique congolaise qui se plaisent d’être exaltés, avant de gratifier quelques billets pour ainsi rendre la pareille à l’encenseur.
Mais seulement, il se révèle que seul l’orchestre « Quartier Latin International » rémunérait ses employés. Si cela s’avère vrai, c’est un exemple à suivre. Car, il faut savoir que les orchestres sont des entreprises qui emploient un personnel qualifié pour la bonne marche de celles-ci. N’est-ce pas que les poulains de J.B Mpiana, Werrason, Papa Wemba, Koffi Olomide. Bozi Boziana, Félix Wazekwa, Le Karmapa, qui sais-je encore, accomplissent un travail appréciable qui se vend ? N’est-ce pas que ces orchestres, au même titre que les entreprises commerciales détiennent des registres de commerce ou des comptes bancaires ?
Aux patrons d’orchestres de faire preuve de bonne volonté pour ainsi stabiliser leurs groupes qui sont souvent infectés du virus de la dislocation suite au mauvais traitement qu’ils font souvent subir à leurs oisillons. A bon entendeur, salut!
(Milor)BA/Uhuru
Last edited: 17/04/2008 17:49:44