Des recommandations urgentes ont été proposées au gouvernement par la plénière expéditive de l’Assemblée nationale présidée mercredi par le président de la Chambre basse avant qu’il ne conduise à Goma la délégation parlementaire auprès des victimes du crash d’avion survenu mardi.

Le président de la chambre basse du Parlement congolais, Vital Kamerhe a présidé mercredi 16 avril, une brève plénière avant d’aller prendre son vol pour Goma où il conduit une délégation parlementaire appelée à se rendre compte de la tragédie aérienne qui y est survenue, mardi dernier. Cette plénière de l’Assemblée nationale avait durée une vingtaine de minutes et ne fut consacrée qu’au crash de l’avion - un DC9 affrété par Hewa Bora - mardi aux environs de 14 heure 30 à l’aéroport international à Goma.
Le Parlement demande au gouvernement de suspendre la grève des médecins
Au cours de cette séance plénière, le président de la chambre basse du Parlement a fait le compte- rendu de la réunion tenue entre son bureau et celui de la chambre haute. A l’issue de cette rencontre a-t-il indiqué, les deux bureaux réunis ont fait des recommandations précises au gouvernement.
Le Parlement attend ainsi du gouvernement des mesures urgentes à la suite du crash de Goma. Outre la prise en charge des victimes de l’accident, le gouvernement est appelé à suspendre la grève de médecins de Goma pour des raisons humanitaires et réquisitionner des médecins de Bukavu et de Kinshasa pour que ceux-ci viennent en appui au personnel médical de Goma. A propos des morts, le Parlement demande à l’exécutif de les identifier tous et de les enterrer dignement. En outre, un deuil national d’une journée le jour des obsèques devra être décrété.
Le gouvernement est aussi appelé à créer en son sein une cellule de crise chargée notamment de garantir la bonne information et d’instituer une commission d’enquête composée des ministres des Transports, de la Santé, des Affaires sociales et de la Justice et droits humains. Cette commission devra déterminer les causes de l’accident, l’état technique de l’aéronef et rétablir les responsabilités à tous les niveaux.
Selon le président de l’Assemblée nationale, ces mesures recommandées par le Parlement devraient tomber lors du prochain conseil de ministres.
Le drame déploré survient à peine six mois après le terrible accident d’avion de Kinshasa, où un Antonov 26 d’une compagnie privée congolaise s’était écrasé le 4 octobre à Kingasani, un quartier populaire de la capitale, faisant plus ou moins 50 morts.
Toutes les compagnies aériennes congolaises - une cinquantaine identifiées - figurent sur la liste noire de l’Union européenne, qui leur a interdit son espace aérien.
Stéphane Salikoko/L’Avenir
Last edited: 17/04/2008 17:25:42