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Bonjour | 03/12/2008 23:46 | English Make DC Home page | RSS feed

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C’est le énième crash d’avion civil qui vient encore une fois endeuiller le peuple congolais causant de dizaines des morts et de perte d’aéronefs appartenant à des compagnies aériennes privées. Contrairement à d’autres accidents d’avions survenus jusque là, celui d’hier a comme particularité d’appartenir à une compa­gnie aérienne ayant pignon sur rue et qui exploitait récemment les lignes euro­péennes et sud africaine, preuve s’il en faut une, que « HEWA BORA » remplis­sait les conditions rigides de navigation aérienne exigées dans les pays de l’Union Européenne.

Seulement voilà ! L’opinion craint de revivre les scènes insupportables qui ont toujours accompagné les accidents d’avion, notamment l’absence d’assistance aux survivants et aux familles des victimes par des indemnisations fi­nancières comme cela se fait partout au monde en pareil cas.

Hewa Bora est-­elle assurée ?

La question s’était déjà posée à l’époque vers la fin des années 1990 à la suite de l’accident de l’avion de marque FOKKER ap­partenant à la compagnie privée SCIBE Air lift. Cet avion venait de Kindu et se rendait vers Goma et avait percuté pendant la nuit l’une des crêtes de la montagne « Makengere ». Le bilan fut lourd car il n’eut aucun sur­vivant. La nouvelle fut con­nue après plusieurs jours grâce aux paysans qui dé­couvrirent par hasard des débris de cet avion et des nombreuses familles des victimes eurent tout le mal du monde pour reconnaître les corps de leurs frères et soeurs, surtout qu’à l’épo­que le téléphone cellulaire n’existait pas encore. Cer­tains corps furent enter­rés sur place par manque d’identité des victimes et des membres de leurs fa­milles respectives.

Les familles des vic­times qui avaient osé sai­sir les instances judiciaires pour obtenir des indemni­sations financières ont été soumises à des procédu­res longues et fastidieuses avant de renoncer. Les familles des victimes du crash de Type Ka ont mis en place une association, mais se buttent elles aussi à des procédures judiciaires longues et pénibles et tout porte à croire qu’elles finiront par se fatiguer. Tout récemment, le crash de Kingasani Ya Suka a remis sur la sellette l’épineuse question des assurances d’avion. Le gouvernement s’est contenté de créer une commission d’enquête dont le rapport tarde à être rendu public.

Depuis un certain temps, la SONAS a lancé une campagne de sensi­bilisation de paiement des sinistrés, le commun des mortels espère  voir s’in­téresser à ce cas en payant les sinistrés, mais au cas où la compagnie HEWA BORA a souscrit à une police d’as­surances. La question se trouve à ce niveau là et le gouvernement est appelé à saisir cette occasion pour rappeler à l’ordre les com­pagnies aériennes quant à l’obligation légale de sous­crire à une police d’assu­rances. Si les véhicules pri­vés de transport et autres engins roulants sont soumis au paiement de la police d’assurance, il serait anormal de découvrir que des compagnies aériennes ne se sont pas conformées à la loi en la matière. Auquel cas, le gouvernement de­vrait imposer des sanctions sévères contre les contrevenants quelque soit leur identités ou relations politiques.

F.M./Le Phare

Last edited: 16/04/2008 17:41:16

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