Parmi ces soldats qui vont s’envoler pour Kitona, la source signale qu’il y a 102 ex-combattants du Cndp de Nkunda et 52 ex-Pareco.

Cent cinquante-deux combattants provenant du Congrès national pour la défense du peuple (Cndp) de Laurent Nkundabatware et des Patriotes résistants congolais (Pareco) sont bloqués à l’aéroport international de Goma d’où ils doivent prendre leur avion pour rejoindre la base de Kitona dans le Bas-Congo.
Ces éléments candidats au brassage pour leur intégration au sein des Forces armées de la République démocratique du Congo (Fardc) devaient quitter Goma hier pour le Bas-Congo, mais ils ont été trahis par les caprices de la technique. Selon la radio Okapi captée dans la capitale, « ce rapport s’explique en partie par une panne technique de l’appareil affrété (….) », alors que des négociations sont entreprises par la hiérarchie militaire sur place afin d’évacuer ces compatriotes vers Kitona aujourd’hui.
Cette démarche évoquée par le commandant de la 8ème Région militaire basé à Goma, Vainqueur Mayala Kyama est la plus recommandée afin de mettre finalement un terme au long voyage entrepris par ces soldats depuis plus d’un mois. Sans compter le temps qu’ils ont mis en quittant souvent par désertion les commandements respectifs qui les utilisaient. Les éléments viennent de passer un mois au « centre de transit de Kituku, situé à 10 kilomètres de la ville de Goma », avant de se retrouver dans cet aéroport.
Entre-temps, quelque « 130 autres combattants sont encore dans ce centre de Kituku en instance de rejoindre le lieu de brassage qui sera retenu pour eux par l’autorité militaire, a indiqué à la source un responsable de la Structure militaire d’intégration (Smi), non autrement identifié. Cependant, plus précis que notre source, il affirme qu’à l’instar de leurs camarades qui traînent à Goma, les éléments cantonnés à Kituku manquent aussi un moyen de transport.
Des troupes aussi hétérogènes maintenues longtemps dans une ambiance aussi propice à l’anxiété courent le risque de développer des comportements qui ne sont pas recommandables. Les autorités ont intérêt de les évacuer le plus vite possible afin de préserver la paix dans les esprits des uns et des autres qui sont désormais appelés à vivre dans une camaraderie digne des compagnons d’arme.
Parmi, ces soldats qui vont s’envoler pour Kitona aujourd’hui, espérons-nous, la source signale qu’il y a 102 ex combattants du Cndp et 52 ex Pareco. Leur recyclage dans la base de Kitona est prévu pour une durée de 45 jours au bout desquels ils seront confirmés membres de l’armée nationale.
(Ern.)P.M.L./L’Avenir
Last edited: 15/04/2008 15:41:14