Il condamne, si cela s’avérait vrai, le comportement des agents de sécurité qui auraient exécuté un ordre ne provenant pas de son autorité.

Accusé à tort ou à raison pour l’agression perpétrée, à Kinkole, contre le cameraman Patou Bonyoko de la Rtga, l’artiste musicien Koffi Olomide plaide « non coupable ». Réagissant par téléphone, « Grand Mopao » a indiqué être, une fois de plus, victime d’une « nouvelle injustice ». Dans ses propos, le patron de « Quartier Latin international » affirme « n’avoir demandé à personne de brutaliser quelconque membre de la presse ». Faisant preuve de sa bonne foi, Koffi Olomide aura souligné : « être disposé à réparer les fautes commises ». Par ailleurs, il condamne, si cela s’avérait vrai, le comportement des agents de sécurité qui auraient exécuté un ordre ne provenant pas de son autorité. Au regard de cette controverse qui diviserait, d’ores et déjà la corporation journalistique, en ce qui concerne les chroniqueurs de musique, nombreuses interrogations se dévoilent, soit pour condamner, soit pour appuyer la thèse de l’artiste qui se plaint du piratage de ses images.
Pour certains, Koffi Olomide serait carrément un récidiviste. Ainsi, « Grand Mopao », aurait fait fond bond comme à l’accoutumée, s’il faut se référer au cas de Marc Tabou, etc.
Cependant, d’autres affirment que l’artiste, s’il aurait donné cet ordre, aurait agi par méfiance. On se souviendra du dernier accrochage verbal qu’il avait eu avec des animateurs d’une émission diffusée à partir de l’Europe. Pour lui, il ne pouvait nullement accorder une interview étant donné qu’il avait des heures déjà soldées au profit des retouches artistiques à effectuer sur la chanson « Etshubu »contenue dans « l’album du prêtre », sa prochaine réalisation artistique.
A cet effet une frange d’observateurs se demande s’il est vrai que le cameraman a été réellement mandaté par son entreprise et par la compagnie brassicole qui sponsorise l’artiste pour filmer cette production. Aussi, cette maison de sponsoring reconnaît- elle cet accord ? A cet effet, les deux ou les trois partenaires (Koffi-presse- sponsor) s’étaient-ils relayés l’information qui accréditerait le filmage de ce concert ? Quel avait été l’ordre de Koffi Olomide ? Avait-il donné aux agents de sécurité et en quels termes ? Et réellement les hommes de main de Koffi qui avaient agi ? Ces derniers n’ont-ils pas péché par un excès de zèle ? Le pauvre cameraman n’avait-il pas eu un mot de trop qui aurait débordé le vase, poussant dès lors, les agents de sécurité à casser son outil dé travail ?
Tant de questions pour lesquelles la justice est appelée à faire la lumière. Alors halte aux spéculations et aux thèses superflues, avant le verdict des instances judiciaires auprès desquelles l’affaire a été portée.
Nous y reviendrons.
(Milor)Uhuru
Last edited: 14/04/2008 17:17:42