Rocambolesque mésaventure d’une jeune fille finaliste des humanités ayant été impliquée par un séducteur avéré de la pire espèce d’escroc disparu dans la nature avec un véhicule Prado volé : la malheureuse s’est faite écrouer à la place du coquin introuvable.

Un escroc a réussi à jouer une carte de rare facture, en emportant du centre ville, voila une semaine, un véhicule de marque Prado. La source indique qu’il a abandonné le chauffeur de la 4x4 dans un restaurant, prétextant qu’il devrait retirer son porte-monnaie sur le siège arrière. C’est pour cette affaire qu’une élève finaliste du secondaire, d’une école de renom de Limete se trouve derrière les barreaux, au lendemain des épreuves orales de Français.
Pour la petite histoire, la source rapporte que la finaliste se trouvait, lundi dernier après le test oral, dans un groupe de quatre filles. Elles étaient toutes en uniforme, et en errance quelque part entre le centre d’examen et le retour à la maison. Chemin faisant, le groupe s’est retrouvé face à un homme d’une quarantaine d’années d’âge. L’homme était tout de jeans vêtus, ayant une propreté d’apparence attrayante. Il est tombé amoureux de l’une des filles. Mais sa préférée était timide et ne regardait pas l’intéressé dans les yeux. Ses condisciples l’ont influencée, jusqu à arracher d’elle un accord tacite. L’homme a fait croire aux filles qu’il était heureux de trouver celle qui a touché son coeur. « Les choses vont aller vite, car je dois voir la famille aujourd’hui même, avant de retourner en voyage », a-t-il ajouté.
A ces mots, il a entrepris d’isoler la fille de ses proches. Sortant un billet de 50 dollars, il a changé cela et remis 10 dollars à chacune des trois. Avec toi, nous nous rendons en ville, pour faire des emplettes. De là, nous allons là ou tu habites, a-t-il dit à la fille, qu’il tirait déjà par la main », relate la source.
Les trois se sont éparpillées, laissant le « nouveau couple » poursuivre son chemin. Il nous revient que des minutes plus tard, le quarantenaire change de programme. Selon lui, il faut acheter d’abord un Prado, avant d’envisager de discuter et même de verser la dot. Je suis prêt à prolonger de peu mon séjour à Kinshasa, pour finaliser le cas qui nous concerne-toi et moi. Mais lui devra bien jurer de ne pas tomber dans l’infidélité après moi!, a-t-il lâché.
La pauvre s’emballait déjà dans les rêveries d’une nouvelle alliance pressentie de coup de foudre, pan pan, mbala moko mbala moko (pour dire: une fois, carte sur table !). Elle avait le petit doigt partiellement foncé dans la bouche, parfois c’était son stylo à bille. Son compagnon se dirige avec elle vers une concession où sont exposés journellement des véhicules, pour demander des renseignements.
Sur le lieu, la source témoigne que l’homme a été informé du prix. Par son aspect extérieur relativement rassurant, il aurait obtenu de circuler préalablement avec le chauffeur, question d’apprécier le son du moteur. Et cette exigence lui a été concédée.
« Entre-temps, ma fiancée reste sur place. Parce qu’après cette étape, nous avons une course en ville, avant de voir ses parents le soir », a-t-il dit. La jeune demoiselle aurait reçu de ses mains un billet de 20$, devant les permanents de la concession. Ces différentes exhibitions ont semblé ajouter un plus à l’aura de celui qui n’était vrai semblablement qu’un escroc. La fille ayant péché par excès de timidité, paierait présentement de sa naïveté au centre pénitentiaire et de rééducation.
Après un temps de circulation avec le chauffeur, l’idée est venue au pseudo client de proposer à celui-ci un plat dans un restau VIP. « Merci, e tomber mpe bien nazomela ba kisi mikol’oyo, mais na monako moyen ya koyebisa yo te. », Aurait-il répondu a l’offre. (Entendez: Cela tombe à propos, car je suis sous cure des médicaments).
Le convive l’a abandonné sur la table, lui faisant croire que pour honorer la facture, il lui fallait son porte-monnaie oublié sur le siège arrière.
Les dernières nouvelles indiquent que le chauffeur médusé, s’est contenté d’appeler les siens au téléphone, leur demandant de maîtriser la fille en uniforme. Au moment d’être saisi des faits, la petite kinoise ingurgitait de la boisson sucrée avec du gâteau le véhicule emporté appartiendrait à un expatrié, patron d’un magasin haut standing au centre ville. Et le chauffeur par qui le scandale est arrivé était en situation de garçon de course de la personne à qui avait été confié la responsabilité de la vente.
(Milor) Payne/L’Avenir
Last edited: 14/04/2008 16:02:32