Le danger d’une année blanche à l’université de Kinshasa se profile à l’horizon suite à la radicalisation du mouvement de grèves des professeurs de cet institut, dès lors qu’est franchi le cap de mi-avril.

Les professeurs de l’Université de Kinshasa (Unikin) ont reconduit vendredi le mouvement de la grève qu’ils ont décrétée depuis quelque deux mois. Ces enseignants réunis dans l’Association des professeurs de cette université (Apukin) ont à l’issue de l’assemblée générale tenue hier décidée « de renforcer la grève, en attendant la prochaine rencontre avec le ministre de l’Enseignement supérieur universitaire (et de la Recherche scientifique) « a indiqué la radio Rtg @ captée à Kinshasa.
Cette décision maintenue au niveau de ce que l’on peut appeler la base avait besoin du soutien de ce syndicat des professeurs à en croire la source qui a fait parler le président de l’Apukin, le professeur Albert Kabamba. Celui-ci a en substance dit à notre source que » le conseil des Facultés qui devait se réunir cette semaine a pris la décision de reconduire la grève ( ). « Et d’ajouter que cet organe étant » incompétent d’engager la corporation c’est ce qui justifie cette réunion tenue hier.
Toutefois, l’Apukin qui ne verse pas le pessimisme ouvre une porte de sortie pour cette situation qui risque de compromettre l’année académique dont on a finalement du mal à situer. Le professeur Albert Kabamba est d’avis que le tout peut se jouer aujourd’hui selon la suite qui sera réservée à leur démarche auprès du ministre Leonard Masuga Rugamira qui a le secteur dans ses attributions. Albert Kabamba affirme qu’ils tiennent à rencontrer ce membre du gouvernement pour échanger, et voir s’il y a des avancées par rapport à (cette) grève. « La délégation des professeurs de l’Université de Kinshasa sera-t-elle reçue ou pas par celui qu’ils appellent leur « ministre de tutelle »? Le président de l’Apukin indique que la réponse à cette interrogation sera connue effectivement aujourd’hui.
A l’affirmative, ce sera énième rencontre entre enseignants et le ministre de tutelle sans que la solution soit trouvée sur cet épineux problème qui rentre dans la situation générale de la plupart des travailleurs qui ont choisi l’Etat comme employeur dans ce pays.
L’amélioration des conditions de travail des uns et des autres est souvent à la base des concertations qui se tiennent depuis «Mbundi pour se situer à l’époque la plus récente; celle de la dernière transition politique. Depuis 2003, les fonctionnaires et agents de l’Etat en général et les enseignants tous cycles confondus en particulier sortent de ces négociations avec des promesses jugées fallacieuses à la longue.
Les professeurs de l’Unikin qui semblent nourrir suffisamment d’espoirs dans la prochaine rencontre avec le ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire et Recherche scientifique risquent de déchanter une fois de plus. Le mieux à faire et de comprendre est que leur activité est avant tout un apostolat qui n’exclut pas des avantages matériels à tirer dedans, certes. Mais, de deux non pas l’un, en privilégiant cependant l’amour de l’oeuvre à accomplir de sorte que leur sacrifice reconnu depuis longtemps ne tombe à l’eau Chaque année académique clôturée a toujours été un sacrifice consenti par ces éducateurs au profit de la Nation. Le rythme actuel se présente comme un plus grand obstacle jamais rencontré.
(Milor)P.M.L./L’Avenir
Last edited: 12/04/2008 16:29:31