Un séminaire est organisé pendant trois jours par la Chambre haute du Parlement congolais avec la collaboration de l’Université de liège en Belgique pour dispenser une formation appropriée aux assistants parlementaires de la RDC en vue de leur meilleure prestation.

Le premier vice-président du Sénat, Edouard Mokolo wa Pombo, a cerné la double dimension du rôle dévolu à l’assistant du sénateur à l’occasion du lancement, mercredi, à Kinshasa, pour une durée de trois jours, du séminaire de formation destiné aux assistants parlementaires de la République Démocratique du Congo (RDC).
Ces assises sont organisées par le bureau du Sénat en collaboration avec l’Université de Liège de Belgique, pour le renforcement des capacités de production de la chambre haute de la RDC qui, selon Mokolo wa Pombo, est une nouvelle institution, autant qu’est nouvelle, la fonction d’assistant du sénateur dans l’espace démocratique actuel.
Il a défini, le rôle de l’assistant du sénateur dans les tâches personnelles directement liées à l’exercice de son mandat parlementaire, ajoutant que l’assistant ne peut pas accomplir des actes qui sont aujourd’hui liés à l’exercice du mandat parlementaire, ni se substituer au sénateur, même par délégation, pour des activités parlementaires.
Parmi les intervenants, le professeur Kabamba de l’Université de Liège a parlé du bicaméralisme congolais, le professeur Tshikaya quant à lui, a planché sur le régime de représentation démocratique, cas de la RDC dont l’article 124 de la constitution stipule que « le sénateur représente les intérêts de la province, son mandat étant national ».
Pour le prof. Luc Barbe, son exposé s’est penché sur l’histoire de l’origine du métier de l’assistant et de l’analyse comparative du système bicaméral belge par rapport au congolais.

Du débat qui s’en est suivi, les assistants des sénateurs ont semblé avoir compris le véritable auteur de leur rôle au sénat, au vu de la pertinence des réponses réservées à leurs questions.
Comme l’attestent quelques cas que l’ACP a retenu : une déclaration injurieuse rédigée par un sénateur et là publiquement par son assistant, c’est ce dernier qui sera d’office arrêté conformément à la loi.
Par ailleurs, à l’occasion d’une perquisition au domicile de l’assistant pour des faits de justice reprochés à son sénateur, c’est l’assistant qui sera tenu pour responsable devant la loi pour détention des documents séditieux.
De plus, le sénateur peut à tout moment se défaire des services de son assistant ou assistante, sans autre forme de procès.
(Ern.)Acp
Last edited: 12/04/2008 12:38:51