Déjà en butte à de sérieux problèmes de survie, la population congolaise devra faire face à la montée du prix du transport en commun causée par la majoration du prix du pétrole sur le marché international.

Depuis quelques semaines, le prix du baril du pétrole a pris de l’ascenseur sur le marché mondial. Dans les pays aussi bien producteurs ou non, l’or noir a vu son prix augmenter sensiblement. Cette flambée s’est répercutée, comme il fallait s’y attendre, sur les prix de biens et de services principalement dans les pays en développement comme la RD-Congo.
Déjà le prix du litre d’essence à la pompe est passé à 705 FC. Cette majoration a provoqué la montée de prix des denrées de consommation courante et ceux de services. Les prix ayant augmenté, le panier de la ménagère s’amenuise davantage. Pour ce qui est de services, notamment le transport en commun, les Kinois pourraient au début de cette semaine faire face à de nouveaux tarifs. En attendant la réaction des autorités de la ville, les chauffeurs tiennent à passer aux actes. Ils vont donc majorer les tarifs de courses à travers la ville.
La hausse du prix du pétrole intervient au moment où le gouvernement s’emploie à mettre de l’ordre dans les finances publiques. Dans le domaine économique, par exemple, des mesures sont en train d’être prises en vue d’éviter tout dérapage dans la fixation de prix de denrées de consommation courante. Cependant, beaucoup reste encore à faire. C’est ainsi que l’on devrait s’attendre à la perturbation du cadre macroéconomique encore faible.
Dans cette optique, des retombées de la majoration du prix du carburant vont sans doute se faire sentir sur le vécu quotidien des populations déjà durement éprouvées par la morosité de la situation économique du pays. Les étiquettes sur les marchés risquent de flamber davantage, amenuisant de la sorte le panier de la ménagère. Les prix des produits de première nécessité pourraient subir une forte augmentation.
« Je ne peux pas imaginer que les autorités nous exposent ainsi. Au moment où nous ne sommes pas encore payés, l’essence vient de monter. Comment ferons-nous pour notre alimentation et même pour nos déplacements ? », se lamente une femme commerçante. Et d’ajouter que l’essence étant un élément indispensable à notre économie, les conducteurs de bus et autres moyens de transport public ne vont pas attendre la réaction des autorités pour agir.
« Nous n’avons pas le choix, le carburant vient de monter en valeur, par conséquent nous devons nous attendre à une augmentation du prix du transport en commun pour que tout le monde trouve son compte. Sinon, ce sera à l’Association des chauffeurs du Congo A.C.CO. de prendre les choses en main et de nous fixer sur un nouveau tarif de transport », déclare un conducteur dans une station de la place.
Il semble même que les conducteurs membres de cette association aient déjà leurs tarifs en poche. « On ne peut pas attendre la Divion urbaine de transport pour nous fixer sur la nouvelle tarification de transport. C’est pour nous conducteurs une perte car nos patrons sont sans état d’âme. Ils exigent toujours le versement de la somme convenue sans tenir compte de la situation du pays. On verra jusqu’où ça va nous emmener », confie un autre conducteur.
(Ern.)Olivier Matulu/AfricaNews
Last edited: 11/04/2008 15:39:01