Apparus dans le cinéma américain de « série B » des les premiers films muets, les Westerns connaissent leur apogée entre 1930 et 1960, période où la très grande majorité d’entre eux sont produits.
La rencontre des cinéphiles sur les projections et débats autour d’un classique du Western américain « Les Sept mercenaires » s’est tenue le jeudi 27 mars au Centre Wallonie-Bruxelles. Le film est un remake des « Sept Samourai », ( The magnificent seven). Le film raconte la même histoire, mais dans le décor et avec les ingrédients spécifiques du Western américain.
Le film a connu la participation des acteurs de renommée tels que : Yul Brynner (Chris Adams): Eli Wallach (Calvera , le chef des bandits) : Horst Buccholz (Chico) Steve Mc Queen (Vin); Charles Bronson (Bernardo O’Reilly) Robert Vaughn (Lee) ; James Coburn (Britt).
Ainsi, nous nous retrouvons au 21ème siècle au Mexique, dans un petit village de paysans qui subit régulièrement les pillages meurtriers de Calvera et de ses quarante bandidos. Ainsi, chacun des mercenaires possède un profil bien type, les uns et les autres louant leurs services pour des raisons très personnelles. L’un pense que Chris, leur recruteur, flaire un bon coup financier, un autre cherche un sens à sa vie. Le suivant croit fuir les ennuis, un autre accepte la bagarre par pur défi personnel, un autre encore est sans le sou, et le dernier a tout à se prouver...
Le Western, un genre cinématographique
Apparus dans le cinéma américain de « série B » des les premiers films muets, les Westerns connaissent leur apogée entre 1930 et 1960, période où la très grande majorité d’entre eux sont produits.
De grands noms de l’histoire du cinéma s’y sont illustrés Robert Aldrich, Michael Curtiz, Cecil B. , De Mule, Edward Dmytryk, John Ford, Howard Hawks, Fritz Lang, Anthony Mann, Nicholas Ray, King Vidor, Raoul Walsh, John Sturges.
De nombreux acteurs lui doivent leur renommée : Gary Cooper, Henry Fonda, John Wayne, James Stewart, Randolph Scott, Clint Eastwood, Kevin Costner ou bien Karl Maiden ou Lee Marvin dans des rôles de crapules.
Dans les années 60, le genre décline aux Etats-Unis d’Amérique, mais trouve une nouvelle jeunesse en Italie, avec les westerns spaghetti de Sergio Leone, synthèse de multiples influences, grandiloquence et dérision venues des « péplums » italiens, truands caricaturaux issus de la « série B » américaine, situations théâtrales inspirée par les films de Kurosawa. Enfin, de nos jours, des réalisateurs américains comme Clint Eastwood ou Sam Peckinpah ont choisi de tourner des Westerns « crépusculaires », où les cow-boys héroïques du début font place à des personnages bien plus complexes.
Le western, des origines au mythe...
Du « Dernier des Mohicans » de Fenimore Cooper aux romans de Gustave Aimard ou de Karl May, le western a souvent des origines littéraires. Il puise ses thèmes dans l’histoire de l’Amérique elle-même, glorifiant l’épopée des pionniers ou évoquant la douloureuse Guerre de Sécession, sans négliger les Guerres indiennes. Surtout, il mythifie des personnages comme Jesse James, Billy the Kid, Calamity Jane, Wild Bill Hickock, etc.
Le réalisateur John Sturges
John Sturges est né en 1910 aux Etats-Unis. Il entame sa carrière en réalisant des documentaires pour l’armée américaine. Engage par Hollywood, il tourne « Fort bravo », son premier succès, en 1953. Suivront plusieurs westerns célèbres, « Règlement de compte à Ok Corral », « Le dernier train de Gun Hill » ou « Les sept mercenaires », en 1960. Mais il a aussi réalisé « Le vieil homme et la mer » ou « La grande évasion », qui sont des films d’atmosphère ou d’aventure.
(Milor)Jeannot Ne Nzau Diop/Le Potentiel
Last edited: 11/04/2008 09:42:19