Un nouveau jalon est posé dans la coopération militaire France-Rdc avec l’érection à Kinshasa d’un centre de documentation moderne au bénéfice des Fardc grâce à un financement de la France de l’ordre de 135.000 $US et un appoint de 20.000 $US du gouvernement congolais.

La France a doté l’armée de la République démocratique du Congo (RDC) d’un centre moderne de documentation et d’information pour permettre « d’accroître ses capacités opérationnelles, « a annoncé son ambassade » à Kinshasa dans un communiqué. Ce nouveau centre est destiné au Groupement des écoles supérieures militaires (GESM) pour permettre au personnel du ministère de la Défense de parfaire ses connaissances académiques et militaires, et ainsi d’accroître les capacités opérationnelles des Forces armées de RDC (FARDC), précise le texte.
L’inauguration de ce centre, financé à hauteur de 13.5000 dollars par la France et 20.000 USD par la RD.Congo, a eu lieu lundi dernier à Kinshasa, en présence du ministre congolais de la Défense, Chikez Diemu, et de l’ambassadeur de France en RDC, Bernard Prévost.
Doté d’une bibliothèque, d’un service de reprographie et d’une salle Internet, ce centre servira « en priorité au rétablissement d’une véritable chaîne de formation au sein des FARDC », a déclaré M.Prévost. Pour le diplomate français, cette contribution « illustre l’engagement de l’Union européenne (UE), et de la France en particulier aux côtés de la RD.Congo dans ses efforts de restructuration de ses forces armées et de formation de ses cadres ».
Dans le cadre de la réforme en cours des FARDC, appuyée par UE, la France envisage d’achever cet automne la réhabilitation de l’amphithéâtre du GESM, dont le coût est évalué à 750. 000 USD, et qui doit servir à la formation des futurs officiers d’état-major.
La RD.Congo sort d’une guerre régionale de près de cinq ans (1998-2003). L’armée et la police de ce pays, constituées des éléments issus de différentes anciennes factions belligérantes, sont en cours de restructuration depuis 2004. Au total, 18 nouvelles brigades; dites « intégrées », ont été formées et sont actuellement déployées sur le terrain. Plus de 70.000 hommes restent à démobiliser dans le cadre du programme national de réforme de l’armée.
(Ern.)Uhuru
Last edited: 10/04/2008 12:30:58