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Bonjour | 12/05/2008 6:42 | English Make DC Home page | RSS feed

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Apparemment on ne parviendra pas à résoudre le problème de l’engorgement du port de Matadi dont ne cessent de se plaindre les opérateurs économiques tant que perdurent les longues filières des formalités de dénouement à la base actuellement du blocage de quelque 4.665 containers. Le port de Matadi a été construit pour recevoir 1.700 conteneurs de 20 pieds. A ce jour, les importateurs ne savent plus à quel saint se vouer. Des conteneurs sont bloqués pour des formalités de dédouanement, cau­sant un réel préjudice à l’économie et aux opérateurs économiques évoluant en RDC. Sans délais, l’Ofida, l’OCC et Bivac sont invités à se concerter avec les usa­gers de la douane.

De janvier à mars 2008, l’Ofida n’a pu réaliser des performances au même prorata que les autres régies financières. Et pour cause? Les dédouanements s’opèrent au compte-gouttes de­puis que l’opérateur Bivac est arrivé. La réticence mieux la ré­sistance des usagers de la douane face à cette nouvelle donne a causé un énorme man­que à gagner au Trésor public.

Ainsi que le renseigne la situation du compte général du Trésor à la clôture du premier trimestre. L’Ofida a enregistré plutôt une contre-performance. Au mois de février, les recettes étaient de 28.647.543.446,89 francs congolais alors qu’au mois de mars, les recettes ont chuté à 27.755.832:592,67 francs congo­lais.

Et pourtant, l’arrivée de Bivac visait la maximisation des recettes. L’effet obtenu s’avère contreproductif au regard de ré­sultats. Entre-temps, au port de Matadi le plus grand pourvoyeur de recettes de l’Ofida, les cho­ses ne semblent pas évoluer po­sitivement.

Des informations re­cueillies sur place, il ressort que 4.600 conteneurs de 20 pieds sont toujours stockés au port de Matadi. La vente publique aux en­chères de marchandises visant son désengagement n’a pu ré­soudre la difficulté. Bien au con­traire, la situation a davantage empiré. Ce qu’a confirmé la semaine passée le directeur du dé­partement de port maritime de l’Onatra, à la presse.

Ainsi, le directeur Tito Umba di Malanda a-t-il révélé que ses installations con­tiennent « au moins 4 635 conte­neurs de 20 pieds ». Ce qui en aug­mente le nombre dans le parc portuaire. « Notre grande crainte est qu’on a 6.000 conteneurs alors que le 26 mars dernier, nous les avons diminués à 5 454. Nous constatons une augmentation d’au moins 1181 conteneurs. 4 665 conteneurs ne peuvent pas sortir du port parce qu’ils n’ont reçu aucune instruction », a-t-il déclaré, désespéré.

Ce cadre de l’Onatra ne lie pas l’engorgement actuel du port de Matadi au manque d’en­gins mais, à des pesanteurs administratives. Ce qui implique iné­vitablement le système Bivac.

La solution consisterait à adapter les exigences de nouvel­les dispositions aux réalités de l’économie congolaise confron­tée au secteur informel. Il ne s’agit pas de contraindre l’Etat à travailler dans l’informel, mais de trouver des solutions idoines susceptibles de pallier les insuffisances actuellement consta­tées. L’Etat congolais, à travers l’Ofida, doit prendre l’initiative de l’adaptation de cette donne im­posée par les réalités du terrain. Une rencontre entre les trois intervenants, à savoir : l’Ofida, l’OCC et Bivac. Ils ont l’obliga­tion de prendre le taureau par les cornes et proposer des solutions qui ne fragilisent pas les recettes de l’Etat.

(Ern.)

Bienvenue-Marie Bakumanya/Le Potentiel

Last edited: 10/04/2008 12:31:13

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