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Bonjour | 02/12/2008 1:40 | English Make DC Home page | RSS feed

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Les enfants sont particulièrement vulnérables parce que certains de ces engins de la mort ressemblent à des jouets pour eux, tandis que les fermiers sont aussi exposés lorsqu’ils labourent leurs terres. Les mines antipersonnel constituent une menace quotidienne pour des dizaines de milliers des personnes déplacées dans la province volatile du Nord Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo.

En effet, l’attention de la planète sera focalisée sur le fléau des mines terrestres, mais pour des dizaines de milliers de personnes déplacées à l’est de la République Démocratique du Congo (RDC) la présence des engins de la mort est un souci quotidien, selon le HCR.

L’agence de l’ONU pour les réfugiés marquera cette journée internationale de la lutte anti-mine et d’assistance en faveur des actions contre les mines dans la province volatile du Nord Kivu, en RDC, en participant à une série de programmes de sensibilisation organisés par l’UN Mine Action Coordination Centre (UNMACC).

L’objectif sera de souligner le danger des mines antipersonnel et des engins non explosés (UXO) parmi lesquels des bombes, des grenades, des munitions, ainsi que la manière dont ils peuvent affecter le retour et la réintégration d’environ 800.000 personnes déplacées par des années de guerre au Nord Kivu.

Les mines et spécialement les UXO jonchent le paysage et sont parmi les effets les plus pernicieux des années de conflit entre forces armées rivales. Plus encore, à cause de la situation sécuritaire volatile et des défis logistiques, aucune étude sur l’impact des mines n’a été menée.

Le gouvernement congolais a signé et ratifié le traité bannissant les mines antipersonnel en 2002, mais cela n’a produit qu’une petite différence sur le terrain et au moins 892 personnes ont été tuées et 1.118 blessés dans le pays par les mines terrestres et les UXO depuis 2001, selon les statistiques de l’UNMACC.

Les mines et UXO constituent un danger permanent pour les déplacés et ceux qui retournent dans les zones où il y a des terrains minés non cartographiés et des stocks d’UXO. Les enfants sont particulièrement vulnérables parce que certains de ces engins de la mort ressemblent à des jouets pour eux, tandis que les fermiers sont aussi exposés lorsqu’ils labourent leurs terres.  
 
La participation de l’agence de l’ONU pour les réfugiés aux programmes de ce jour complétera le travail financé par le HCR effectué dans les sites des personnes déplacées internes (PDI) dans la zone de Goma par l’entremise de Synergie pour la Lutte Anti Mines (SYLAM), une organisation non gouvernementale spécialisée dans les campagnes de sensibilisation contre les mines au Nord Kivu. SYLAM a développé une campagne de sensibilisation employant l’approche mieux – vaut – prévenir – que – guérir. Le but est d’apprendre aux PDI et aux réfugiés la manière de repérer les engins enterrés à moitié ou totalement exposés et insister qu’ils doivent laisser telle quelle l’arme découverte, mais informer sa présence aux autorités.“De cette façon – et lorsque les retours débuteront – les gens ne se risqueront pas à jouer avec des objets étranges qui pourraient finir par les estropier ou même les tuer,” dit Masako Yonekawa, chef du bureau HCR de Goma.

“Les engins non explosés semblent innocents au regard, mais ils sont meurtriers,” a déclaré Marion Kambale, project manager de SYLAM, ajoutant que son agence a enregistré 111 décès et 127 blessés victimes des mines terrestres et des UXO dans la province depuis qu’elle a commencé ses activités de sensibilisation dans les camps en 2003.

Et bien que les mines terrestres et les UXO n’aient pas été découverts dans les sites des PDI, leur menace persistante n’est jamais éloignée. En février, les démineurs des forces armées de la RDC ont enlevé et détruit une vieille mine antichar trouvée à 20 mètres du site de Bulengo, situé à l’ouest de Goma et qui abrite 10.000 PDI.

Entre-temps, UNMACC, SYLAM et d’autres organisations associées ont identifié et marqué 51 sites pollués par les mines terrestres et les UXO au Norsd Kivu. Ce travail de cartographie aidera les démineurs dans l’avenir ainsi que les gens qui retournent dans ces régions. Mais l’expérience dans d’autres pays comme l’Afghanistan, la Cambodge et la Mozambique montre qu’il faudra des décennies pour déminer le sol.

HCR/MMC

Last edited: 09/04/2008 09:32:20

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