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Bonjour | 13/10/2008 3:05 | English Make DC Home page | RSS feed

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La République démocratique du Congo est citée parmi les nations dont la faible exécution des accords signés avec les pays amis est remarquable. Cela s’est de nouveau vérifié à Pretoria, où la grande commission mixte RDC-RSA a noté que seuls 12% des projets économiques ont été exécutés contre 83% pour ceux de la coopération militaire.

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Antipas Mbusa Nyamwisi, a imputé cette faiblesse à l’absence de finan­cements qui seraient à la charge de l’Afrique du Sud.

« Le chemin est déjà balisé. Donc, ce n’est plus très difficile entre nous et les Sud­ Africains. Il y a beaucoup de choses qui se font, sauf qu’il y a une demande trop forte chez nous. On a identifié des sour­ces additionnelles de financement. Et aussi le recentrage de ces financements sur des pro­jets précis (estimés) à quelques centaines de millions de dol­lars mais, susceptibles d’être augmentés », a-t-il déclaré.

Sur cette question, le président sud-africain Thabo Mbeki, cité par radiookapi.net, s’est montré rassurant. « En ce qui concerne les projets économi­ques, tels que les études de faisabilité 1’exigent, certains pro­jets sont des sujets dont nous allons discuter avec la Banque africaine de développement. La BAD a présentement des fonds pour ce travail de pré­paration des projets. Et, tous deux, nous allons approcher la BAD pour financer ce pro­jet », a-t-il affirmé.

Il a signalé être « d’ac­cord » avec son homologue con­golais, Joseph Kabila, pour per­cevoir également l’aide d’autres partenaires, privés ou publics, pour le financement de certains autres projets.

« ça peut nous aider à les accélérer. C’est comme le projet de Inga III. Pour com­pléter et finaliser une fois pour toute, nous comptons sur les investisseurs potentiels pour accomplir ce projet en parti­culier. ça peut être des ban­ques ou des institutions », a-t-il dit à la cérémonie de clôture, jeudi.

De son côté, le chef de l’Etat congolais s’est dit « satis­fait » de la coopération dans le domaine de la défense avec l’Afrique du Sud. « C’est tout un processus qui, jusque là, a pro­duit des résultats. Et sur le ter­rain, il y a beaucoup de chose à faire de formation surtout », s’est-il réjoui dans son discours d’ouverture des travaux.

Absence de suivi

La RDC et la République sud-africaine sont, depuis quatre ans, liées par une trentaine d’ac­cords dans les secteurs sécuritaire, diplomatique, écono­mique et social. La faible exécution des accords signés d’Etat à Etat par la République démocratique du Congo se pose à trois niveaux, pensent certains analystes.

Le premier niveau est ce­lui des chancelleries congolaises. Astreints à des « luttes pour la survie », la plupart de diplomates congolais en poste à l’étran­ger accordent peu d’attention à l’exécution des accords signés par Kinshasa avec leurs pays d’accréditation. Pourtant, ils par­ticipent  si pas aux négociations  du moins à la phase finale de signature solennelle des docu­ments ad hoc.

Le second se situe à la « Centrale » de Kinshasa. En effet, tous les accords ou protocoles d’accord d’Etat à Etat sont logés au ministère; des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.

C’est dans les directions chargées respectivement des questions relatives aux cinq con­tinents du monde (Afrique, Europe, Amérique, Asie, Océanie) que le suivi est censé être assuré.

Le 3ème niveau est celui de la synergie. De manière géné­rale, les travaux des commissions mixtes, les négociations à Kinshasa ou à l’étranger, devraient être préparées au sein d’une structure interministériel réu­nissant les experts de tous les départements impliqués dans les questions à traiter ainsi que ceux de la présidence de la Républi­que et de la Primature.

II se constate, aujourd’hui, un dysfonctionnement tel que les diplomates de carrière et les ex­perts sont systématiquement écartés des délégations officiel­les en mission a l’étranger. De même qu’ils sont de moins en moins associés aux discussions des dossiers que la République démocratique du Congo doit dé­fendre auprès de ses partenaires.

Ainsi se justifierait, en par­tie, la faible exécution des ac­cords et protocoles d’accord d’Etat à Etat conclus par la RDC.

(Ern.)

Angelo Mobateli/Le Potentiel

Last edited: 07/04/2008 16:16:56

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