Cette structure qui travaillera en étroite collaboration avec le Centre des Nations Unies de coordination de la lute antimine (UNMACC) vient répondre ainsi à la préoccupation relative à l’opération de transfert des compétences entre les Nations Unies et elle.

Le monde entier a célébré ce vendredi 04 avril 2008 la troisième Journée internationale de la lutte antimine.
En République démocratique du Congo, la commémoration de cette journée de sensibilisation au danger des mines et de l’assistance à la lutte antimine s’est déroulée à l’Hôtel Memling, où une cérémonie haute en couleur a été organisée sous la supervision du Centre de coordination de la lutte antimine au Congo (UNMACC), une structure des Nations Unies.
Quelques personnalités ont rehaussé de leur présence à cette cérémonie, parmi lesquelles, le ministre d’Etat à l’Intérieur, le général Denis Kalume, le représentant spécial adjoint du secrétaire général des nations Unies au Congo, Ross Mountain, l’Inspecteur provincial de la police ville de Kinshasa, le général Oleko, les députés et sénateurs, ainsi que tant d’autres responsables des missions diplomatiques accréditées à Kinshasa.
« Des mines antipersonnelles en moins, des vies en plus », tel est le thème choisi cette année par les Nations Unies, à l’occasion de cet anniversaire. C’est-à-dire que chaque mine récupérée peut se traduire par une vie sauvée. Et chaque mine déterrée ou chaque engin non explosé détruit, permet de progresser dans l’instauration d’une paix durable et productive.
Ainsi donc, le premier à prendre la parole du haut de cette tribune, M. Harouna Ouedraogo, directeur de l’UNMACC, a rappelé que depuis bien d’années, des millions de personnes continuent à être tuées ou mutilées ou tout simplement empêchées de conduire les activités devant leur assurer leurs besoins vitaux. Car, a-t-il dit, les mines terrestres et les restes explosifs de différentes guerres qu’a connues le Congo, continuent de frapper avec cruauté et à faire des victimes innocentes, des dizaines d’années après que les armés se soient tues.
Les mines et autres restes explosifs de guerre demeurent l’un des principaux obstacles à la reconstruction et au renouveau de la société.
M. Harouna Ouedraogo a profité de l’occasion pour interpeller le monde entier sur l’indispensable assistance qui doit être apportée pour mener à bien ce combat.
Il a enfin salué l’importante contribution que ne cessent d’apporter des organisations internationales, comme Handicap International, Danish Church Aid et Mine Advisory Group pour soulager les populations des zones affectées à travers tout le pays.
Pour sa part, Ross Mountain, se référant à la Convention d’Ottawa sur l’interdiction des mines antipersonnel, a déclaré que la lutte est d’abord et avant tout de la responsabilité du pays affecté. Toutefois, a-t-il poursuivi, pour que la réaction soit à la hauteur de la menace, les Nations Unies continuent et continueront d’encourager l’initiative nationale à travers le développement institutionnel et le renforcement des capacités nationales, dans tous les domaines de la lutte.
Le ministre d’Etat à l’Intérieur Denis Kalume Numbi a, quant à lui, annoncé la mise en place par le gouvernement congolais à travers son ministère, d’un point focal national chargé de la coordination de toutes les questions ayant trait à la lutte contre les mines et les engins non exposés en République démocratique du Congo.
Cette structure qui vient répondre ainsi à la préoccupation relative à l’opération de transfert des compétences entre les Nations Unies et la structure nationale, souligné le ministre d’Etat, travaillera en étroite collaboration avec le Centre des Nations Unies de coordination de la lute antimine (UNMACC), jusqu’à la mise en place effective de la capacité nationale.
Ladite structure nationale comprend une structure interministérielle et un bureau de coordination. La structure interministérielle comprend les ministères de la Présidence et de la Primature, les délégués de la culture, ministère de l’Intérieur, ministère des Affaires étrangères, ministère de la défense, de la Santé publique, des Affaires sociales, de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel, de la Police nationale congolaise et des Forces armées.
Par contre, le bureau de coordination comprend un coordonnateur national, un coordonnateur national adjoint, un rapporteur général et un secrétaire technique.
Conformément à l’article 6 de la Convention d’Ottawa, cette structure que vient de mettre en place le gouvernement, a en croire Denis Kalume, a besoin de l’appui des partenaires tant nationaux qu’internationaux pour asseoir tant soit peu la capacité nationale en matière de la lutte antimine au Congo. Le ministre a salué l’importance des étapes franchies par la Rdc dans le domaine de la lutte antimine.
Il sied de rappeler que la République démocratique du Congo a ratifié en mai 2002 la Convention d’Ottawa, portant sur l’interdiction du stockage, de l’emploi ou de transfert des mines antipersonnel. Cet effort a été soutenu par la volonté du gouvernement de respecter ses engagements conformément à la convention et vis-à-vis de la communauté internationale en déclarant et en détruisant au mois de décembre 2004, tous les stocks des mines antipersonnel dans le strict respect de l’article 4 de cette convention précitée.
Célestin Lutete/MMC
Last edited: 05/04/2008 15:24:07