Des membres de la diaspora congolaise à majorité des originaires du Bas-Congo provenant de plusieurs pays d’Europe se sont regroupés jeudi à Bruxelles dans une sereine manifestation au cours de laquelle ils ont chanté en langue kikongo l’hymne national de la RDC.

Quand bien même l’épisode Bundu dia Kongo s’est terminé il y a peu, dos-à-dos entre l’honorable Ne Muanda Nsemi, chef spirituel de cette secte mystico-regieuse et le ministre d’Etat à l’intérieur, Sécurité et Décentralisation, Kalume Numbi, il est quand même important que l’opinion avisée sache que des manifestations continuent à se dérouler outre-Atlantique en faveur de ce groupe afin que la diaspora puisse, à son tour, en savoir plus sur la position de cet ensemble dont les visées ne concourent qu’à faire des Ne Kongo une population homogène et fidèle à la ligne de conduite tracée par le Bundu dia Kongo.
Après le combat de coqs qui a eu lieu dans l’hémicycle du Palais du Peuple de la commune de Kasa-Vubu où, il y a eu ni vainqueur ni vaincu, il n’est pas étonnant que d’autres manifestations puissent être organisées dans le vieux monde. Comme on le sait, la première épreuve a eu lieu le jeudi 3 avril dernier sur le sol belge où le « go » a été donné à 13 heures locales du fait que c’est à ce moment précis que l’on remarquera l’arrivée en masse sur le lieu de la rencontre qu’est la place Schuman. Cet endroit se trouve, à la fois, en face de la Commission européenne et du Conseil de l’Europe. Ceux qui ont une idée précise de la capitale belge n’ont pas difficile à s’orienter.
A l’instar de toutes les manifestations d’espèce, la police n’a pas été oubliée. Elle y avait pour mission de sécuriser les manifestants afin d’éviter tout débordement. Et en dépit du temps visiblement morose qu’accompagnait une fine pluie, des manifestants venus pour la plupart de la France, de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne et d’ailleurs, affluaient déjà. Le rassemblement a été gonflé par quelques personnalités politiques de souche Ne Kongo.
Pendant que le temps s’égrenait, des partitions de l’hymne national le « Débout Congolais » ont été distribuées à l’assistance. Mais au lieu qu’elles soient en français, langue utilisée lors de sa composition, ces dernières ont, curieusement, été traduites en Kikongo pour être titré : « Telama besi Kongo ».
A tout dire, étant donné que l’assistance était constituée dans son ensemble des Ne Kongo, aucune entorse ne s’est manifestée pour chanter l’hymne national en Kikongo. Selon les observateurs présents sur le lieu, c’était la liesse populaire. Chacun voulait faire voir aux autres de quoi il était capable.
C’est plus tard qu’une délégation a été constituée pour être reçue par le président de la Commission européenne. En dépit de l’absence du numéro un de cette Organisation européenne, le mémo apprêté pour la circonstance a été finalement remis entre les mains d’un haut responsable.
Aussitôt après, les manifestants que continuaient d’encadrer les agents de l’ordre se sont dirigés vers l’Ambassade de la Rdc en Belgique aux cris de : « Arrêtez les massacres au Congo, au Bas-Congo… », avant de se faire recevoir par les autorités de cette mission diplomatique congolaise en poste à Bruxelles.
(Ern.)Le Palmarès
Last edited: 05/04/2008 14:33:15